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Journalistes, retrouvez les communiqués de presse ici.

 

Juillet 2017 — Lampes efficaces, exit l'heure avancée d'été : disons-le à nos responsables !

Les adhérents et les sympathisants de l'association peuvent envoyer à Monsieur Macron, président de la République, et à Monsieur Philippe, Premier ministre, les lettres que voici, accompagnées de la feuille qui comprend deux documents européens, dans lesquelles le système « heure d'été » apparait comme « non obligatoire » pour les États membres de l'Union européenne.
– L'un est une déclaration d'un ancien Commissaire européen, Monsieur Marcelino Oreja.
– L'autre est un extrait de la défense du Conseil de l'UE face à un recours de l'association au Tribunal de Luxembourg.

> Télécharger la lettre à adresser au président de la République et au Premier ministre.
> Télécharger l'annexe.
Note : Les lettres ordinaires adressées au palais de l'Élysée sont dispensées d'affranchissement. On peut également envoyer un message par le site www.elysee.fr.

Pourtant, dans une lettre récemment reçue par l'ACHED, la Direction générale des Transports de la Commission européenne affirme qu'« aucun État membre ne peut décider unilatéralement de ne plus appliquer le régime de l'heure d'été ». Qui se serait trompé ? Le commissaire et le Conseil (son expert juridique...)... ou bien le fonctionnaire de la Direction générale ?
Les changements d'heure et les heures avancées défavorisent les transports, en particulier par l'incidence plus importante des brouillards matinaux. Comment l'UE et la Direction générale des transports pourraient-ils rendre obligatoire un système qui pénalise les transports ? L'harmonisation des dates de changement d'heure ne fait que diminuer les complications engendrées par ces changements.
En ce temps où la moralité de la vie publique est si souvent évoquée, l'ACHED estime que la moralité la plus importante est de dire la vérité aux citoyens.

Fin mai 2017 — Gouvernement Macron : des ministres à mobiliser

Dans ces jours chauds où l'heure avancée retarde évidemment la fraicheur de la nuit, l'espoir d'une solution apparait à l'ACHED, en raison de la présence au gouvernement de trois ministres susceptibles de soutenir notre démarche.
Monsieur Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire. Notre présidente avait été demandée, il y a quelques années, pour fournir un texte à sa nouvelle revue "Ushuaïa".
Monsieur François Bayrou, garde des Sceaux, qui s'est proclamé auprès des médias comme opposé à l'actuelle heure d'été.
Madame Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes. L'ACHED a conservé deux réponses intéressantes de sa part, quand elle était députée européenne.
L'ACHED s'adressera à ces ministres, ainsi qu'à Monsieur Macron, bien évidemment, aussitôt après les élections législatives.
Un modèle de lettre à envoyer par nos adhérents et sympathisants sera proposé sur ce site.

Avril 2017 — Des médias sont-ils pour l'heure d'été actuelle ?

Certainement pas tous... Beaucoup nous ont donné la parole, publié nos constats et même nos communiqués de presse en entier pour quelques-uns.
Mais il apparait probable que certains médias soient favorables à l’heure d’été « double » française. Le fondateur de l’association « Liberté-Soleil » n’était-il pas un journaliste des « Echos » ?
En tout cas, lors du dernier avancement de l’heure, ce sont les « pour » qui l’ont emporté. Seulement une radio au plan national (Radio Notre Dame - régionale mais reprise par d’autres) a invité en direct la présidente de l’ACHED et cité son livre : « Au musée des erreurs, l’heure d’été – Les victimes d’une légende » (publié fin 2015).
Alors qu’une grande majorité des Français s’oppose aux changements d’heure, cette indifférence apparait choquante.
Fin mars, seuls quelques journaux de province se sont référés au communiqué de l’ACHED, tandis que trois importants médias ont parlé de l’heure d’été et de l’ACHED de manière partiale.
– Journal du weekend de TF1 : L’heure d’été entrainerait « de grosses économies d’énergie » !
– BFMTV : Ce système conviendrait aux vaches !
– Journal Le Monde : Après avoir donné une large place aux calculs énergétiques de l’ADEME, Le Monde cite l’ACHED dans une phrase ici reproduite :
« Elle (l'ACHED) invoque pour cela des chiffres de...1976 (après le rétablissement du changement d'heure), affirmant qu'il y a eu 661 morts sur les routes en plus entre avril et octobre qu'en 1975. » (« Le Monde » omet de bien préciser que l’ACHED s’est servie des chiffres de la Sécurité routière).
Pourquoi ces points de suspension quelque peu ironiques ?  
Il suffit d’un peu d’esprit scientifique pour comprendre que la comparaison des étés 75 (sans « heure d’été ») et 76 (avec « heure d’été ») est d’une grande valeur et ne peut plus être réalisée par la suite !
D’ailleurs, deux études ont été effectuées en Allemagne en comparant l’année 1979 (sans « heure d’été » dans ce pays) avec l’année 1980 (avec « heure d’été »). Ces deux travaux montrèrent une détérioration de la sécurité routière avec le régime « heure d’été ».

Voici pour l’essentiel du problème :
– Les changements et avancements de l’heure entrainent des difficultés pour les transports.
– Le bilan énergétique de l’heure d’été a été présenté comme « infime et incertain » par la Commission européenne en 1990 (ce que reprit Mme Ségolène Royal dans son rapport).
– Plusieurs études ont mis en évidence les préjudices causés par l’heure d’été sur la santé (dont cardiaques).
– Les Français, notamment les agriculteurs, dénoncent les effets négatifs au niveau du travail, d’où une moindre efficacité.
– Et tous ces morts, signalés par divers travaux ?
Mesdames et messieurs les journalistes, faites votre travail, et faites-le bien !

À propos de l'élection présidentielle

L'Association contre l'heure d'été double avait envoyé une lettre aux principaux candidats à la présidence de la République.

- Monsieur Emmanuel MACRON a simplement remercié la présidente de l'ACHED pour l'envoi de son livre "Au Musée des erreurs: l'heure d'été – Les victimes d'une légende".

- Monsieur DUPONT-AIGNAN a lui aussi remercié pour le livre en se déclarant "convaincu, comme vous, que ce changement d'heure est préjudiciable à la santé humaine comme aux animaux".

- Monsieur Benoît HAMON (à qui le livre n'est peut-être pas parvenu) dit : "Je crois utile de soumettre ce sujet à réflexion, ce que je ne manquerai pas de faire."

L'ACHED vient de relancer Monsieur François FILLON (à qui on avait écrit en premier) et à Madame Marine LE PEN.

Note importante : Ces informations ne constituent en aucune façon des consignes de vote, mais de simples renseignements sur un sujet très important pour notre pays.

Avis aux lecteurs : L'ACHED a cherché, sans succès jusqu'à présent, l'adresse de campagne de Monsieur Jean-Luc MÉLENCHON. Merci à celle ou celui qui pourrait nous l'indiquer.

Article dans Top Santé au sujet de la fécondation in vitro

Article publié dans Top Santé le 10 février : Fécondation in vitro : à éviter lors des changements d’heure, par Catherine Cordonnier 
Le sous-titre est trompeur, car, pour être exact, il devrait être formulé comme suit : « Après une FIV, il y aurait plus de fausses couches au cours des périodes de passage à l’heure d’été. »

Lien vers l’article de Top Santé : http://www.topsante.com/maman-et-enfant/conception/infertilite/fecondation-in-vitro-a-eviter-lors-des-changements-d-heure-615749

Lien vers l’article source : http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/07420528.2017.1279173?journalCode=icbi20&

Résumé de l’article source :
On a étudié les effets négatifs du passage à l’heure d’été sur la santé, mais on connait peu de chose au sujet de son impact sur la fertilité. Cette étude rétrospective de cohorte évalue les conséquences de l’heure d’été sur la grossesse et les taux d’échec de 1654 tentatives de fécondation in vitro (de 2009 à 2012). Les groupes étudiés ont été identifiés sur la base de la relation du changement d’heure avec le transfert des embryons. Les taux de réussite de grossesse étaient similaires au printemps et à l’automne (41,4% et 42,2%). Les taux de fausses couches étaient également comparables entre le printemps et l’automne (15,5% et 17,1%), mais ces taux étaient considérablement plus élevés au printemps, lorsque le passage à l’heure d’été a eu lieu après le transfert d’embryons (24,3%). L’échec de grossesse a été (plus) marqué chez les patientes ayant des antécédents de fausse couche spontanée auparavant (60,5%).

Lettres à envoyer aux candidats à l'élection présidentielle et à la Commission européenne

Adhérents et sympathisants de l'ACHED sont priés d'écrire :

- à Mme Violeta Bulc, commissaire européenne aux Transports et au Tourisme,
- aux candidats et candidates à l'élection présidentielle française.

Janvier 2017 – À l'heure du froid

Au moment où les pouvoirs publics s'efforcent de fournir des hébergements d'urgence aux SDF, l'ACHED estime que l'horaire de départ le matin imposé aux personnes accueillies est critiquable. Pourquoi un départ obligatoire à 8 h, alors que normalement la température de l'air descend jusqu'à une heure après le lever du soleil ?
Le 17 janvier, le soleil s'est levé à 7 h 39 (heure GMT), c'est-à-dire à 8 h 39 heure légale française "d'hiver", puisque celle-ci se trouve en avance d'une heure sur celle de notre fuseau géographique. Donc, le minimum de température devait se situer vers 9 h 39 sur la ligne Pau-Saumur, et quelques minutes plus tôt en région parisienne.
Quant aux conseils aux ménages pour économiser l'électricité, l'association se permet d'en ajouter quelques-uns :
- décongeler au réfrigérateur les produits congelés plusieurs heures avant leur cuisson (voire depuis le matin pour le diner) ;
- baisser de deux ou trois degrés la température du chauffage pendant la nuit en dormant avec un pull sur le pyjama, des chaussettes et de bonnes couvertures ;
- pendant la journée, régler à 18 ou 19 degrés en portant un poncho ou une veste matelassée par-dessus les vêtements habituels.

Vote pour une heure fixe en Hongrie - Quelles perspectives ?

Les questions liées à l’heure légale ont été trop longtemps négligées par ignorance ou par dédain. Faute d’un accord général, c’est dans le désordre que se préparent actuellement des ajustements. Ainsi, 80 % des opinions hongroises s’étant prononcées pour l’abandon des changements d’heure, un comité parlementaire a voté à l’unanimité l’adoption d’une heure fixe, avancée d’une heure par rapport à celle du méridien (-1), celui de Prague.

Du bon certainement : la réalisation de la mesure va secouer les autres pays, les menant à réfléchir enfin sur le problème des heures d’été.

De l’excellent peut-être : Si cette initiative amenait d’autres pays de l’UE à quitter les changements d’heure, le mieux serait alors que la Commission européenne propose un abandon généralisé de ces changements. Rappelons que voici quelques années la Lituanie a souhaité le faire. Hélas, à l’époque, les États membres se croyaient encore obligés de maintenir ce système pervers, s’étendant par effet « domino » ; alors que des régimes d’horaires d’été, souples et indépendants, pour chaque pays, pouvaient les remplacer avantageusement.

Problème pour les circulations, aériennes en particulier : les brouillards seront retardés, en termes d’heure légale.

Plus près de nous, l’Espagne a voté il y a deux ans l’ajustement de son heure d’hiver avec l’heure du méridien de Greenwich (Londres). Inquiétude aux Baléares, situées à l’est du fuseau de Greenwich, et souhaitant garder toute l’année l’heure doublement avancée d’été !

Que fera la France, face à ces modifications à l’est et à l’ouest de sa métropole ? L’ACHED posera la question aux candidats des élections présidentielles et fera connaitre leurs réponses sur son site internet.

Avant la primaire de la droite

L'Association contre l'heure d'été double (loi 1901) est apolitique. Elle ne saurait diffuser des consignes de vote à ses membres ou à ses sympathisants ni dresser des appréciations globales sur les programmes des candidats. L'ACHED se limite à rappeler les options éventuelles des candidats, en relation avec le système "heure d'été".

À ce sujet, seul Monsieur Alain JUPPÉ a rendu publique, en 1996, son opposition aux changements d'heure. Monsieur JUPPÉ, à l'époque Premier ministre de Monsieur CHIRAC, a montré sa volonté de supprimer ces changements. Le rapport qu'il a demandé au député M. François-Michel GONNOT visait seulement à décider si la France devrait avoir un régime GMT+1 "fixe" ou bien un système GMT+2 toute l'année également.

L'abolition de l'heure d'été n'eut pas lieu, finalement, en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale, suivie d'un changement de gouvernement, et aussi à cause d'une certaine confusion au niveau de la Commission et des pays européens.

Quant aux autres candidats, on ne sait rien de leur position. Il est seulement possible de s'interroger à leur sujet.

Madame N. KOSCIUSKO-MORIZET, ayant déclaré le 3 novembre que le rythme des enfants scolarisés devrait être le même tous les jours, serait-elle favorable à une heure légale sans changement ?

Monsieur Bruno LEMAIRE, ancien ministre de l'agriculture, réalise-t-il les graves problèmes que le système actuel de l'heure légale entraîne dans le monde rural ? Impossible de le savoir !

En conclusion, l'ACHED pense que Monsieur JUPPÉ reste hostile à l'heure d'été. Il est le seul à avoir signé personnellement un courrier de remerciement, suite à l'envoi du livre de la présidente de l'ACHED, Madame GABARAIN , intitulé Au musée des erreurs, l'heure d'été – Les victimes d'une légende.

Commentaires d'actualité — Toussaint 2016

L’ACHED observe que les médias sont apparus plus que de coutume intéressés aux changements d’heure à l’occasion du récent retour à notre heure d’hiver GMT+1 (ou UTC+1). Cette heure est avancée par rapport à celle de notre fuseau géographique, ce qui semble trop souvent oublié. Des idées expliquées depuis longtemps par notre association ont été enfin présentées :
  • Ainsi le bilan énergétique de l’heure d’été, étudié il n’y a pas longtemps dans l’Indiana (USA), bilan négatif prenant en compte les surconsommations de chauffage et de climatisation.
  • Le retard du sommeil naturel en période « été », dû à la prolongation (naturelle + artificielle) de la luminosité, qui bloque la sécrétion de l’hormone du sommeil, la mélatonine.
  • Le changement vers l’heure avancée de printemps augmente l’incidence de l’infarctus du myocarde, alors que ce n’est pas le cas lors du retour à l’heure d’hiver, contrairement à ce qui a été dit récemment.
  • Partiale, la Sécurité routière insiste sur une augmentation des accidents de piétons le soir, après le retour à l’heure d’hiver. Une augmentation du nombre total des victimes apparaissait aussi en octobre 1975 comparativement à septembre, alors que l’heure légale n’avait pas été changée. Pourquoi la Sécurité routière ne parle-t-elle pas de l’effet, bien étudié, d’augmentation des accidents lors du passage à l’heure d’été, fin mars ? D’ailleurs, elle n’évoque pas la diminution des accidents de piétons aux matins du mois de novembre, plus clairs grâce au retour à l’heure d’hiver. Il est bon de recommander la prudence aux piétons à l’automne, mais on n’a pas le droit de donner une version à la fois partiale et partielle des choses. En 2014, les nombres d’accidents, totaux et de piétons, étaient légèrement supérieurs en novembre, comparativement à octobre. Mais pour 2015, les chiffres correspondants de novembre sont inférieurs à ceux d’octobre.
Des opinions exprimées, cette fois encore, en faveur du maintien de l’heure d’été (double) toute l’année sont le fruit d’une manipulation. Seule l’ACHED a bien expliqué que, dans cette hypothétique situation, le soleil se lèverait vers 10 h au mois de décembre et que le minimum de température se situerait chaque matin vers 11 heures légales !

Nouveau : France Info a fait savoir que les pays de l’Union européenne étaient libres d’utiliser ou non le système « heure d’été » (ce que dit l’ACHED depuis quelques décennies).

L’Espagne va enfin avoir un nouveau gouvernement. Va-t-elle ajuster son heure d’hiver à l’heure GMT, conformément à l’accord de tous ses partis politiques et au vote du Parlement à l’automne 2014 ?

INTÉRESSANT : Un document INSERM dont l'ACHED a récemment pris connaissance rend compte d'une étude australienne sur le suicide des hommes : leur taux de suicide augmente dans les semaines qui suivent le changement d'heure (Michael BERK, 2008).

Juillet 2016 - Demande aux sympathisants du combat de l'Association contre l'heure d'été double (lettre à Mme Bulc, commissaire européenne)

Le moment actuel est très intéressant, car la Commission européenne est à nouveau ouverte au dialogue. Si vous êtes d'accord avec les termes de notre lettre à commissaire aux Transports et au Tourisme (cliquez ici pour y accéder), veuillez lui envoyer une copie, avec vos coordonnées et votre signature. Affranchissez à 1 €. Merci d'avance.

Actualités de mai 2016 - Heure d’été double française : l’heure occultée

Au début de l’année 2016, les adhérents de l’ACHED ont écrit au président de la République et à la ministre Mme Ségolène Royal, en attirant leur attention sur le caractère extrême de l’avancement de l’heure légale française : une heure en période « hiver » et deux heures en période « été », par rapport à l’heure de notre méridien de référence, celui de Greenwich. Aucune réponse de leur part ou de leurs services, alors que le seul pays se trouvant dans une situation comparable, l’Espagne, a réitéré son intention d’ajuster son heure d’hiver sur celle du méridien de Greenwich. Ainsi, en « été », nos voisins espagnols auront une heure d’été « simple » à la place de l’heure d’été « double » actuelle.

Pire encore : la première heure d’avance est occultée par les médias : Ainsi, récemment, France 3 Bourgogne, pour qui la première « heure d’été » aurait été introduite à l’époque de la Première Guerre mondiale, jusqu’à la deuxième (c’est vrai)... et ensuite les changements d’heure auraient repris en 1976 ! Sans doute, mais ce n'est pas comme en 1916, car... c’est oublier de dire que, entre 1945 et 1976, notre pays avançait d’une heure pendant toute l’année, ce qui avait, et continue à avoir, des effets énergétiques (bons selon le gouvernement ou mauvais selon d’autres avis) !

Occultées aussi :

-- la proposition de loi du Sénat pour revenir en France à une heure d’été « simple » au lieu de l’heure d’été « double » actuelle.

-- la possibilité pour chaque pays d’avancer ses activités par l’utilisation, bien réfléchie, des avancements d’horaires (sans effet « dominos » sur les autres pays), à la place des avancements de l’heure, très lourds de conséquences et difficilement « rétrogradables ».

En ce moment où l’on parle beaucoup du travail, l’association ACHED prépare des lettres pour le Gouvernement français, en lui suggérant une politique de souplesse des horaires de travail (question différente de celle du temps de travail), afin de faciliter une meilleure utilisation des transports collectifs.

Actualités d'avril 2016

L’entrevue octroyée à la présidente de l’ACHED au cabinet de la commissaire aux Transports de l’UE, Mme Violeta Bulc, a été satisfaisante.
La MOVE (ex-DG VII) a pris conscience de la problématique de l’heure d’été, qu’elle se propose d’approfondir par l’étude et par le dialogue avec d’autres instances concernées. Le rapport ICF de septembre 2013 sur les « changements asynchrones » aurait été peu utile. L’apport documentaire de l’ACHED a été apprécié. Le cabinet de Mme Bulc s’est montré particulièrement intéressé par l’inquiétude de l’association concernant l’accès aux transports en commun et leur meilleure utilisation.
Une enquête interne auprès des adhérents de l’ACHED a donné comme opinion quasi unanime que cet accès serait rendu plus difficile en heure avancée.

En Espagne, la proposition du chef du gouvernement — revenir en « hiver » à GMT — a reçu l’approbation de tous les partis politiques. Une question posée par le grand quotidien ABC a reçu 7500 réponses en une semaine, dont 85 % en faveur de cette mesure, qui avait été votée par le Parlement (les Cortes) il y a un an et demi, et à la quasi-unanimité.

Actualités de mars 2016

LA PRÉSIDENTE AU SALON DE L’AGRICULTURE

La présidente s’est rendue au Salon international de l’agriculture, portant, en « femme-sandwich », une annonce de son livre Au musée des erreurs, l’heure d’été (Les victimes d’une légende) et un message relatif au lever excessivement matinal des agriculteurs et des éleveurs. Son passage a attiré beaucoup de regards. Elle a dialogué avec des viticulteurs et des éleveurs.

UNE NOUVELLE ÉTUDE EST PARUE CONCERNANT L’EFFET NÉFASTE DE L’HEURE D’ÉTÉ SUR LA SANTÉ.

Après avoir mené des recherches pendant plus de dix ans, l’équipe du Docteur Jori Ruuskanen (Université de Turku en Finlande) a constaté que, au cours des deux jours qui suivent le passage à l’heure d’été, le taux global d’AVC (accidents vasculaires cérébraux) ischémiques était de 8 % plus élevé. Mais passés ces deux jours, le taux revient à la normale. Pour cette étude, les chercheurs ont comparé les données de 3033 personnes hospitalisées pendant la semaine suivant le passage à l’heure d’été et les ont comparées avec le taux d’AVC dans un groupe de 11 801 personnes hospitalisées 2 semaines avant ou deux semaines après le changement d’heure. (repris de www.topsante.com)

LA COMMISSION EUROPÉENNE CONTINUE À FAIRE LA SOURDE OREILLE AUX DEMANDES D’ENTRETIEN DE MME GABARAIN

La Commissaire aux transports, Mme Bulc, qui prétend ne pas avoir connaissance des conséquences de l’heure d’été sur la santé, manifeste ainsi sa volonté de continuer à les ignorer. L’ACHED pourrait facilement la mettre au courant...!

Note : Le dernier rapport ACHED et le livre de sa présidente, envoyés successivement à plusieurs destinataires de la Commission, n’ont pas donné lieu à des accusés de réception, à part celui du Président, Monsieur J.-C. Juncker.

Février 2016

Article de M. Jean Sivardière (FNAUT Infos)

L’heure d’été : une erreur persistante

Depuis de nombreuses années, l’Association française contre l’heure d’été double (ACHED) réclame une réduction des avancements de l’heure légale. L’avance actuelle est d’une heure l’hiver et de deux heures l’été par rapport à l’heure du méridien de Greenwich (qui passe par Saumur et Tarbes). Ce système a de nombreux effets pervers, délibérément ignorés des décideurs politiques : manque de sommeil, consommation de somnifères, fatigue des scolaires et des salariés, accidents supplémentaires de la route et du travail, difficultés dans les transports... (voir FNAUT Infos 143, 215, 221)

Trois rapports sur les changements d’heure ont déjà recommandé l’abandon de l’heure d’été : ceux des députés Ségolène Royal en 1990 et François-Michel Gonnot en 1996, et celui du sénateur Philippe François en 1996.

Mais un nouveau rapport commandé récemment par Ségolène Royal n’a pas été rendu public. Peut-être sous la pression de l’ADEME, la ministre a simplement déclaré que l’abandon de ces changements « entrainerait trop d’inconvénients en Europe, où des pays voudraient les conserver ». 

Le 29 octobre 2015, des eurodéputés membres de la Commission des Transports du Parlement européen ont interpelé fortement Violeta Bulc, commissaire aux Transports, en séance plénière. Ils estiment, preuves en main, que les effets de l’heure d’été sur les transports, l’énergie, la santé et la sécurité routière sont défavorables. Ils ont déploré l’arrogance affichée par la Commission européenne, qui désinforme les États et refuse de reconnaitre que le bilan énergétique de l’heure d’été est devenu négatif depuis l’introduction des lampes à faible consommation.

L’ACHED a demandé récemment à M. Juncker, président de la Commission européenne, d’expliquer pourquoi un système d’heures saisonnières serait meilleur pour les transports qu’un système d’heures fixes dans tous les pays de l’Union européenne.

L’ACHED va aussi rappeler à la Commission qu’elle n’a pas fait de rapport sur l’heure d’été depuis 2007. Jusqu’en 2000, la Commission produisait régulièrement des rapports qui intégraient ceux des consultants et des textes d’autres sources. 

Leonor Gabarain, présidente de l’ACHED, vient de publier chez Edilivre un livre, fruit d’un travail mené depuis 32 ans : « Au musée des erreurs, l’heure d’été – Les victimes d’une légende ». 

Janvier 2016

Europe

Le Président de la Commission européenne, Monsieur Jean-Claude Juncker, a répondu à la présidente de l'association pour la remercier de l'envoi de son livre Au musée des erreurs : l'heure d'été — les victimes d'une légende. Monsieur Juncker a conseillé à Madame Gabarain de demander un entretien avec Madame la Commissaire aux Transports, Mme Violeta Bulc, ce que Mme Gabarain s'apprête de faire.

Le livre de notre présidente sera présent au stand Edilivre à la Foire du livre de Bruxelles, au mois de février.

France

Les adhérents de l'ACHED vont encore écrire à Monsieur François Hollande et à Madame Ségolène Royal. Cette fois pour leur demander la reprise de l'heure du méridien de Greenwich en période “hiver”. En effet, depuis 1940, la France se trouve dans une situation d'anomalie inégalitaire. Elle fait partie des rares pays d'Europe à avancer d'une heure en hiver par rapport à l'heure de son fuseau géographique ; et la seule, avec l'Espagne, d'avoir une heure légale avancée en “été” de plus de deux heures sur une grande partie de son territoire. Le parlement espagnol a déjà voté il y a plus d'un an pour la reprise de l'heure de Greenwich.

Médias

L'ACHED attend que le journal La Croix lui notifie l'acceptation du droit de réponse à un article véhiculant une importante erreur. Ce journal a comparé les “opposants à l'heure d'été” (dont l'ACHED est le groupe le plus représentatif) aux opposants à la réforme grégorienne du calendrier. Or l'ACHED, tout comme ladite réforme, cherche une meilleure harmonie du temps légal avec la relation naturelle des mouvements de notre terre autour et face au soleil. Elle aurait été aux côtés du pape Grégoire dans sa proposition de réforme, et non parmi les opposants !

Autre erreur médiatique : Lors de l'émission “Un jour en France” de la chaine Arte du 16 janvier, il a été dit que c'est à 14 heures que le soleil frappe le plus. Or, c'est seulement en période “été” que cela arrive, et en termes d'heure légale. De plus, dans les régions situées à l'est du méridien de Greenwich (passant près de Saumur et de Tarbes), l'incidence la plus importante du soleil a lieu avant, plus ou moins selon la longitude du lieu ; tandis que dans les régions situées à l'ouest de cette ligne Saumur-Tarbes, l'incidence maximale du soleil a lieu un peu après 14 h légales.

Décembre 2015

Difficile dialogue avec la Commission européenne

Monsieur Juncker et son équipe n’ont pas encore répondu au courrier de l’ACHED, qui posait une question gênante : « En quoi le système d’heure d’été avancée favorise les circulations en Europe comparativement à un système d’heures fixes dans tous les pays de l’UE ? »

Notre association prépare une autre question-piège : « L’heure avancée est-elle compatible avec le combat contre le réchauffement climatique ? »

Une autre question, encore plus gênante, est prévue pour le printemps.

Le livre de la présidente de l’ACHEDAu musée des erreurs, l’heure d’été – Les victimes d’une légende, continue à être envoyé à des élus et responsables français et européens. La plupart accusent réception avec des remerciements, mais seul Monsieur Alain Juppé a signé sa lettre lui-même.

Dialogue avec des journalistes — Alleluia, le journal Le Point a fait passer (dans les commentaires d’un article trompeur) notre mise au point au sujet de l’effet des changements d’heure sur la sécurité routière. Ce texte est reproduit après la référence de l’article.

SÉCURITÉ ROUTIÈRE : L’HEURE D’HIVER AUGMENTE LA MORTALITÉ 
Le baromètre de l’accidentalité vire au vert pour le nombre des blessés et au rouge pour la mortalité, une conséquence de l’heure d’hiver et des routes non éclairées Par Jacques Chevalier Publié le 10/12/2015 à 11:22 | Le Point.fr http://www.lepoint.fr/automobile/securite/securite-routiere-l-heure-d-hiver-augmente-la-mortalite-10-12-2015-1988845_657.php#site

Commentaire ACHED envoyé le lendemain :

Accidents : Quel effet de l’heure d’hiver ?

Où est l’effet attribué par l’article à l’heure d’hiver ?

Les paragraphes 1 et 3 comparent les chiffres des blessés graves et des tués de novembre en 2014 et 2015. Or ces deux mois correspondent chacun d’eux à des situations en même « heure d’hiver ». ! Ainsi, il n’est pas possible d’attribuer à l’heure d’hiver de novembre 2015 l’augmentation du nombre des tués comparativement à l’année précédente. D’ailleurs aucun chiffre des mois d’octobre n’est cité. Il se peut que le temps très doux de l’automne 2015 ait entraîné des sorties plus fréquentes en week-end ?

Il est intéressant, en revanche, de comparer les chiffres de la Sécurité routière pour les deux automnes des années 1975 et 1976, soit la dernière année sans changement d’heure et la première année avec le système actuel d’heure d’été (octobre en moins car alors le retour à l’heure d’hiver se faisait fin septembre) :

Septembre 75 = 1142 tués ; octobre 75 = 1187 et novembre 75 = 1103 tués.

Septembre 76 = 1170 (+ 28) ; octobre 76 = 1247 (+ 60) et novembre 76 = 1100 (– 3).

En résumé, en France, aux mois d’octobre, début de l’automne, on note des élévations du nombre de tués sur la route, comparativement aux mois de septembre. L’augmentation apparaît plus importante en 1976, après le retour à l’heure d’hiver, probablement en raison des perturbations de sommeil induites par le changement d’heure, même si par la suite on revient à une situation plus favorable au sommeil.

Important : On observe aussi que le nombre des tués en septembre 1976, avec heure avancée (sauf les derniers jours) dépasse le nombre de tués en septembre 1975 ; et que le nombre des tués en octobre 1976, après 6 mois d’heure avancée, est supérieur au nombre enregistré en octobre 1975, dernière année d’heure « fixe ».

Novembre 2015 - Lettre à Jean-Claude Junker

Le bureau de l’ACHED a suivi, dans l’émotion et l’horreur, le déroulement de la soirée du 13 novembre. La terrible fusillade de la rue de Charonne a eu lieu à côté du domicile de notre trésorier, Monsieur SILLIAU, qui, appartenant à la famille de notre présidente, heureusement dînait à Marly-le-Roi ce soir-là.
L’ACHED s’associe à l’hommage aux victimes des terroristes et à la douleur de leurs familles, en souhaitant vivement la survie satisfaisante de tous les blessés. Elle compatit aussi au dégoût des musulmans pacifiques qui ont crié « Not in my name ! » (Pas en mon nom !).

Madame GABARAIN continue à diffuser son livre auprès d’élus et responsables politiques. Mme Ségolène ROYAL et M. Alain JUPPÉ ont accusé réception avec des remerciements. Elle l’a envoyé aussi à Monsieur HOLLANDE, lequel avait souhaité « rouvrir le débat sur l’heure d’été... sans tabous ». Une lettre a été jointe à ce livre. Elle est proposée ci-après aux sympathisants qui pourraient l’imprimer et l’envoyer à l’Elysée, avec des lignes personnelles au verso, si possible, ou bien sur une feuille à part. Cliquez ici pour accéder à ce document.
Dans cette lettre, la présidente a inclus une réflexion qui apparaît aussi dans son ouvrage : l’heure avancée d’été, surtout la « double » heure d’été française, perturbe particulièrement la vie des pratiquants de la religion musulmane, dans leur sommeil et leur travail, ainsi que pour leurs prières, et surtout le jeûne du ramadan. La suppression de l’heure d’été, bénéfique pour tous, pourrait aussi apparaître comme un signe de solidarité avec les musulmans d’Europe et d’ailleurs.
L’ACHED attend toujours une réponse de la Commission européenne à une question essentielle :
« En quoi les systèmes “heures d’été” des Etats de l’Union seraient-ils favorables aux transports et communications dans l’espace européen, comparativement à des situations sans changements d’heure ? »
Il faut savoir que les directives européennes sont, en principe, votées par les ministres des Transports des pays de l’UE (dans la pratique, elles sont le plus souvent adoptées par le COREPER, le Comité des Représentants Permanents des Pays). Il ne serait pas raisonnable qu’une directive des responsables des transports contribue à rendre plus difficiles les conditions des circulations terrestres et aériennes... Pourtant, c’est bien ce qui arrive, notamment en raison de l’incidence plus importante des brouillards matinaux !

Intéressant : Une étude récente effectuée sur 4000 élèves de 111 écoles du Pays de Galles : Prendre un bon petit déjeuner avant de commencer la classe est associé à de meilleurs résultats scolaires chez les élèves de 9 à 11 ans. Cette étude a pu établir un lien significatif entre les résultats scolaires des enfants et le fait d’avoir déjeuné avant d’entrer en classe. Comparés aux enfants qui n’ont pas mangé le matin, ceux qui ont pris un bon petit déjeuner auraient deux fois plus de chance d’avoir des notes au-dessus de la moyenne.
Il faudrait que les écoliers français aient le temps de prendre des sucres lents, au lieu de « céréales » trop grasses et trop sucrées... ou, pire, de partir sans avoir mangé, comme c’est le cas de beaucoup d’entre eux.

Octobre 2015 - Lettre à Jean-Claude Junker

L'Association contre l'heure d'été double n'a pas l'intention de cesser d'interpeller l'Union européenne au sujet des changements d'heure.
Voici la lettre envoyée au Président de sa Commission, Monsieur Jean-Claude Juncker.
L'ACHED espère que la réponse à ce courrier ne passera pas à côté de la question posée.

Octobre 2015 - Aller travailler avant 10 heures s'apparente à de la torture, selon un chercheur

Le rythme biologique des adultes de moins de 55 ans ne serait pas en adéquation avec les horaires classiques de travail - lien vers l'article : http://www.francetvinfo.fr/sante/aller-travailler-avant-10-heures-s-apparente-a-de-la-torture-selon-un-chercheur_1077875.html

Juillet 2015 - Heure d'été : subsidiarité, s'il vous plait !

Les adhérents de l’ACHED sont en train d’envoyer des lettres au président de la Commission européenne, en lui demandant que le principe de subsidiarité soit appliqué à la question de l’heure avancée dite d’été.

Le système « heure d’été » ne présente plus d’intérêt général :
— ni dans le domaine de l’énergie, où son bilan devient de plus en plus négatif en raison des surconsommations (chauffage des bâtiments, climatisation des immeubles et des véhicules, trafic accru), et de l’utilisation croissante des lampes efficaces, qui diminuent l’effet d’économie d’éclairage liée à l’heure d’été
— ni dans le secteur des transports, où l’harmonisation ne fait que diminuer les difficultés, et n’annule pas l’effet pervers des retards apparents des brouillards.

Le but du changement d’heure de printemps (fin mars) n’est pas tellement l’avancement de l’heure, mais l’avancement des activités humaines. Or, les États pourraient mieux avancer leurs activités au moyen des « horaires de travail d’été », au cas où ils le voudraient, et ce, en toute indépendance et avec une meilleure adaptation à leur géographie climatique, et sans poser des problèmes à la circulation des transports internationaux.

L’ACHED demande à ses sympathisants d'imprimer et d'envoyer :
une lettre à M. Junker, président de la Commission européenne (tarif : 0,95 € depuis la France) ;
une lettre à M. Valls, Premier ministre.

Juin 2015 

Le rapport demandé par Mme Ségolène Royal est en marche

La présidente de l'ACHED a été invitée à un entretien avec le cabinet « ENEA consulting », chargé par la ministre de réaliser une étude sur les impacts de l'heure d'été autres que ceux sur l'énergie. Mme Gabarain a remis à ENEA son dernier rapport et plusieurs autres documents.

L'ACHED a écrit au cabinet de Mme Royal en demandant à être aussi reçue par l'institut CEREN, qui doit effectuer un nouveau bilan global du résultat énergétique de l'heure d'été. Il faudrait absolument que ce travail évalue les effets sur le trafic et sur la climatisation des véhicules, prenant en compte toutes les modifications de comportement des familles, enfants conduits à l'école en voiture, sorties plus fréquentes le soir...

L'étude CEREN ne peut ignorer ni prendre à la légère l'ensemble des travaux réalisés sur cette question dans d'autres pays. Les avancements de l'heure légale constituent un problème mondial. C'est à l'échelle universelle qu'ils doivent être considérés.

Avril 2015 

L’association « La Méridienne » a fait savoir qu’elle soutenait notre communiqué de presse du 29 mars, où l’ACHED indiquait à Madame Royal quelques pistes intéressantes pour l’étude qu’elle a commandée concernant l’énergie et l’heure d’été.

La présidente de l’ACHED a reçu une réponse de la Commissaire aux Transports de l’UE. Hélas, la Commissaire continue à soutenir le principe de l’heure d’été, qu’elle estime sans problème d’aucun ordre, et favorable aux Loisirs (sur lesquels l’UE n’a pas de compétences, observe l’ACHED). À noter que la Commissaire n’ose pas s’appuyer dans sa lettre sur les prétendues économies d’énergie attribuées à l’heure avancée. L’ACHED lui répondra en rappelant quelques évidences, et des études concernant le dossier des changements d’heure, dont l’impact sur la santé et les accidents, que la Commission minimise.

Avril 2015 - Triste nouvelle pour l'ACHED

Le professeur René Loubet, ancien responsable du Service d’anatomie pathologique à l’hôpital universitaire de Limoges, et soutien de la première heure pour notre association, vient de décéder dans sa ville. Le professeur Loubet était conscient de la gravité du problème de l’heure d’été, qu’il avait admirablement résumé dans une lettre à Madame Ségolène Royal pour son rapport parlementaire de 1990 (*). Il était particulièrement inquiet des lésions cutanées favorisant l’installation de cancers de la peau qui pouvait être entrainée par l’heure d’été, en raison de l’exposition à des rayons UV plus intenses dans les après-midis de la période « été ».

À l’intention des adhérents et sympathisants de la région de Limoges (Haute-Vienne), nous indiquons que les obsèques auront lieu le vendredi 24 avril à 14 heures, en l’Église du Sacré-Cœur de Limoges.

(*) Le Pr René Loubet, dans sa lettre à Mme Ségolène Royal pour son rapport parlementaire de 1990, écrivait : « L’allongement inconsidéré et artificiel du jour avec les veillées tardives, le lever forcément précoce puisque nécessité par les horaires de travail, le décalage constant qui existe entre l’heure légale imposée et notre horloge biologique interne, qui elle ne reconnait que l’alternance jour/nuit et des saisons, constituent un facteur de déséquilibre somatique et psychologique qui souvent n’est perçu qu’à la longue ou qui est dissimulé sous une pathologie, d’apparence banale, non rapportée à sa véritable cause. »

29 mars 2015 - Bravo, Madame Royal !

L’Association Contre l’Heure d’Eté Double (ACHED) se réjouit de la décision de Mme Ségolène ROYAL, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDE), de faire réaliser une nouvelle étude sur l’impact énergétique de l’heure d’été française.

L’ACHED se propose de lui adresser dès demain lundi 30 mars les quelques observations que voici :

1 – L’heure légale française se trouve en période « été » avec deux heures d’avance par rapport à l’heure de son méridien de référence (Greenwich, Londres). Ne faudrait-il pas évaluer d’une part l’effet énergétique de la deuxième heure d’avance, et d’autre part celui de la première heure d’avance, qui est l’heure d’été du Royaume-Uni et équivaut à l’heure d’été « simple » des autres pays de l’Union européenne, l’Espagne et le Benelux mis à part ?

2 – Plusieurs études, européennes et autres, ont évalué les surconsommations d’énergie liées à l’heure d’été, dans les domaines du chauffage, de la climatisation et du trafic automobile. Est-ce que la future étude française tiendra bien compte des travaux et des résultats des autres pays ?

3 – L’étude se penchera-t-elle enfin sur les vraisemblables surconsommations de carburants dues aux heures avancées en période été (dont la climatisation des véhicules) ?

4 – Dans tous les points lumineux des ménages qui ont remplacé leurs lampes classiques par des lampes économes, LED, fluocompactes ou simplement tubes fluo, la consommation électrique est divisée par quatre ou cinq, pour un même éclairage : l’économie attendue en liaison avec l’heure avancée d’été devient ainsi cinq fois plus faible. La nouvelle étude fera-t-elle une prévision raisonnable d’un remplacement des incandescentes classiques par des lampes vraiment efficaces ? Les derniers chiffres fournis par l’ADEME montrent que l’Agence a supposé que la baisse de consommation d’éclairage des foyers serait faible d’ici 2030. Comme si seulement des lampes dites « éco-halogènes », en fait très peu efficaces, étaient devenues entretemps majoritaires dans les logements !

5 – Parallèlement, il serait bon que la France demande à la Commission européenne de donner clairement sa version actuelle des compétences en matière d’heure d’été ; ceci en prenant en compte les expertises juridiques de la défense du Conseil et du Parlement européen face au recours de l’ACHED au Tribunal de Luxembourg, en 2001, contre la 9e directive. D’après ces experts, « l’heure d’été reste une option des pays membres ».

SOUHAIT FINAL

L’ACHED estime qu’il serait imprudent de confier à l’ADEME la réalisation ou la commande précise de l’étude. Car cette agence s’est montrée partiale et fermée au dialogue à l’occasion des travaux antérieurs, effectués par « Tribu Énergie » et « Énergies Demain ». 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, les États se doivent de favoriser l’utilisation des lampes vraiment efficaces, afin de diminuer les pointes hivernales de consommation électrique, couteuse en termes d’énergie fossile, et d’ainsi contribuer à la transition énergétique tant attendue.

Mars 2015 - Audition au Parlement européen le 24 mars 2015

La présidente de l'association a assisté à une audition organisée à Bruxelles par un groupe très déterminé de députés appartenant à la commission des transports (TRAN) du Parlement européen (TRAN), sous le titre «  Time to revisit summertime ? » ("L'heure est-elle venue de revoir l'heure d'été ?"). Des élus de la commission juridique (JURI) et de la commission de l'énergie (ITRE) étaient également présents. Divers experts se sont exprimés en présentant tous un mauvais bilan du système dans les domaines de l'énergie et de la santé. Un texte d'un ensemble de chronobiologistes de diverses universités et instituts de l'Europe (dont l'INSERM de Lyon), dénonçant une sorte de « jet-lag social », a été distribué aux participants.

Regrettable : un représentant d'un Institut des transports anglais a, une fois de plus, rappelé l'expérience britannique des années 1969-71, quand l'heure d'hiver fut avancée et le changement d'heure supprimé, avec des bons résultats pour les accidents de la route : Cette expérience a fait apparaitre l'inconvénient des changements d'heure, mais n'a pas apporté grand-chose concernant l'heure avancée d'été... que le Royaume-Uni et l'Irlande n'ont pas modifié depuis 100 ans...

Un seul député français est intervenu, en critiquant fortement le système « heure d'été » : M.  Lebreton (FN - Non inscrit). Il a demandé pourquoi on persiste à maintenir un système qui progressivement se révèle conduire à des inconvénients dans tous les domaines.

Pour la Commission européenne, représentée par le Directeur des transports (Direction générale baptisée MOVE, depuis un certain temps), dans son exposé liminaire, le régime d'heure d'été doit être maintenu.

Les députés européens n'ont guère de pouvoir, hélas. Mais les contestataires du 24 mars apparaissent combattifs : ils ont déjà préparé une question orale et d'autres démarches.

Mme Gabarain a pu échanger avec Monsieur Svoboda, le président de la séance, et lui a remis, en complément du dossier transmis par internet, un document particulièrement important (relatif aux compétences dans la matière). 

Mars 2015 - Réunion commune de trois commissions du Parlement européen

Demain, 24 mars 2015, de 16 h à 18 h 30, trois Commissions du Parlement européen (TRAN = Transports et Tourisme, JURI = Affaires Juridiques et ITRE = Industrie, Recherche et Energie) tiendront à Bruxelles une réunion commune, publique et retransmise en direct, consacrée à l'heure d'été. Vous pourrez suivre en direct ces débats, que nous espérons sans tabous, en cliquant sur ce lien.

Mars 2015

L’association a constaté le « ras-le-bol » dans des médias canadiens à l’occasion de leur passage de l’heure « normale » à l’heure d’été le 8 mars. On y trouve des mots comme « désuète, ridicule, torture... ». Un scientifique de l’Université d’Ottawa, le Pr. De Coninck, signale le grave danger du manque de sommeil pour le développement chez les adolescents des lobes frontaux du cerveau, siège des capacités de jugement. L’ACHED a entendu il y a deux ans une accusation semblable de la part d’un chercheur allemand lors d’une émission sur la chronobiologie de la chaine ARTE.

Le combat de notre association continue pour la clarification de la question des compétences européennes en matière d’heure d’été. La présidente de l’ACHED a envoyé un historique des diverses versions en la matière à la Direction générale des Transports de la Commission européenne (MOVE) en demandant une mise au point.

Élections en France

Pour information. Seuls deux présidents de parti se sont situés dernièrement en opposition au système « heure d’été » : Monsieur Bayrou (MoDEM), en déclaration publique, et Monsieur Dupont-Aignan (Debout la France), dans une lettre à l’ACHED.

Lors de sa campagne pour les présidentielles, Monsieur Hollande (PS) avait affirmé son souhait de rouvrir un débat « sans tabou » sur l’heure d’été... Rien de concret pour l’instant !

En 1996, Monsieur Alain Juppé (UMP), futur présidentiable sans doute, a manifesté une volonté de changement en commandant un rapport parlementaire sur l’heure d’été. Depuis, il semble négliger la question, vu que la lutte contre le chômage lui apparait très prioritaire. Il ne réalise donc pas que l’heure d’été favorise l’absentéisme et le travail au noir, ainsi que le rejet des travaux pénibles et/ou commençant tôt ! 

Février 2015

L'association est solidaire des familles des victimes des divers actes de barbarie des dernières semaines. Elle partage la douleur des proches de ces personnes tuées, martyrisées ou blessées.

L'ACHED rappelle que, depuis sa fondation, elle a combattu un système d'heure légale qui, par la fatigue qu'il entraine, augmente le nombre des victimes des accidents de la circulation, du travail et des accidents de santé.

Elle est choquée du désintérêt des responsables français et européens envers les études concernant ces questions, études qu'elle a réuni et présenté plusieurs fois aux pouvoirs publics sans résultat.

Ces morts et ces blessés sont anonymes, car on ne peut pas affirmer que telle ou telle personne décédée dans les jours qui suivent l'avancement de l'heure ne serait pas morte si ce changement n'avait pas eu lieu. Mais puisque les chiffres globaux des accidents augmentent, ces victimes sont bien réelles.

Déjà le Dr Sandler, fondateur de l'ACHE (devenue ACHED), quand il était encore président de notre association, avait alerté sans résultat des responsables au sujet d'une collision spectaculaire à Ste-Lumine de Clisson le lendemain d'un avancement de l'heure. Une jeune mère et ses deux enfants avaient péri carbonisés dans l'accident. La maman avait-elle eu du mal à faire lever ses petits et en conséquence s'était-elle mise en retard pour les conduire? Ce n'est pas certain, mais c'est vraisemblable, et donc possible !

Décembre 2014 : Nouveau rapport de la Commission européenne : la présidente de l’ACHED prépare une liste d’observations et les adhérents écriront des lettres de protestation aux Commissaires concernés

Espagne — Heure très avancée... et sommeil insuffisant

Une enquête réalisée auprès de la population espagnole a dressé le profil des personnes entre 18 et 55 ans au travail dans ce pays : sept heures de sommeil en moyenne, ce qui situe les Espagnols comme ceux qui dorment le moins parmi les Européens. Ils se couchent vers 0 heure (légale), s’endorment vers 0 h 25, et se lèvent entre 7 h 15 et 7 h 25.

L’ACHED observe deux choses intéressantes :

— Cette courte durée de sommeil est celle du pays où l’heure se trouve le plus avancée, surtout en période « été » (deux heures en Catalogne, deux heures et demie en Galice).

— Au sujet de l’arrivée du sommeil vers 0 h 25, on note que ce moment correspond à celui où la quantité de mélatonine dans le sang atteint le niveau nécessaire pour déclencher le sommeil (il faut deux heures d’obscurité ou de lumière atténuée).

Important : Pour 39,7 % des citoyens, « bien dormir » est le plus important pour leur bien-être, plus que le temps passé en famille (30,6 %), la bonne alimentation (17,4 %) ou encore l’exercice physique (12,3 %).

Lire l’article du journal ABC (1er décembre 2014).

Novembre 2014 : Nouveau rapport de la Commission européenne : la présidente de l’ACHED prépare une liste d’observations et les adhérents écriront des lettres de protestation aux Commissaires concernés

Le rapport de ICF international, basé à Londres, intitulé The application of summertime in Europe ("La mise en oeuvre de l'heure d'été en Europe"), aborde plusieurs scénarios imaginaires avec « heures d’été asynchrones », dont il signale les couts. Mais le scénario « tous les pays sans heures d’été » n’est pas traité… alors qu’il constituerait la meilleure harmonisation possible.

C’est le 4e rapport UE commandé à des sociétés anglaises. Celui-ci s’inspire beaucoup du premier, qui était dirigé par un sociologue des loisirs, Mayer Hillman.

Dans une courte présentation des effets de l’heure d’été, les secteurs de l’énergie, de l’environnement et de la sécurité routière sont abordés de manière très légère, avec peu de chiffres, et en ignorant de nombreuses études de scientifiques européens ou d’ailleurs.

Dans le secteur de la santé, il y a de graves erreurs : Les effets du changement d’heure seraient semblables à ceux d’un jet-lag, ce qui est faux ! Pire encore, l’auteur cite pour cela l’OMS. Mais l’ACHED n’a pas retrouvé une telle affirmation dans le lien fourni ! Pour le consultant, le grand avantage de l’heure avancée serait de faciliter la synthèse de la vitamine D. Or il est connu qu’il suffit d’une exposition au soleil de 15 minutes par jour pour satisfaire aux besoins de l’organisme humain ; ainsi l’heure de lumière décalée vers le soir n’aurait aucune importance, si on ne boude pas le soleil.

Novembre 2014 : échos du passage à l'heure d'hiver

Ce passage à une heure plus normale a été présenté par la Sécurité routière comme marquant un seuil vers des augmentations d’accidents graves et de décès de piétons.

Ce n’est sans doute pas faux, mais il faudrait l’analyser davantage et dégager des perspectives.

Quand on passe à l’heure d’hiver, moins avancée que celle d’été (mais avancée quand même par rapport à celle de notre fuseau, celui de Greenwich, qui encadre l’Hexagone), plusieurs variations se superposent :

— Du point de vue météorologique, les jours deviennent naturellement plus courts, plus frais, et plus humides, ce qui, avec la chute des feuilles, nuit à la sécurité routière, surtout celle des piétons. Pensons à ceux qui glissent, ceux qui s’éloignent du trottoir pour éviter un amas de feuilles ou une flaque d’eau.

— En raison du retard de l’heure légale par rapport aux jours précédents, les matins deviennent (provisoirement) plus clairs et les soirées plus sombres.

— De plus, les rythmes biologiques des individus sont modifiés : si le sommeil est favorisé avec un repos nocturne amélioré, les conducteurs risquent de s’endormir au volant, en particulier lors des déplacements des vacances de la Toussaint, puisqu’auparavant, ils étaient parvenus à s’endormir plus tôt, à la faveur des nuits automnales plus longues et enfin fraiches.

L’ACHED a réalisé une étude sur la prolongation en octobre de la période « heure d’été » à partir de l’année 1996 (en utilisant les chiffres de la Sécurité routière). Cette analyse a conduit à estimer un surcroit de 70 tués pour l’ensemble des mois de novembre des 3 premières années avec une période d’été de sept mois (avril-octobre), c’est-à-dire en moyenne 23 tués de plus sur la route pour chaque mois de novembre. Parmi eux, il y avait certainement des piétons.

Dans ce travail d’investigation apparait une petite augmentation du nombre des tués pour l’ensemble des mois d’octobre des 3 premières années d’heure avancée pendant ce mois inclus, ce qui montre une dégradation de la sécurité malgré la luminosité décalée vers le soir (qui devrait en théorie conduire à une amélioration).

Alors, que peut-on faire pour éviter les conséquences du passage à l’heure d’hiver (que les Français désapprouvent à quatre-vingts pour cent) ?

— Solution 1 : maintenir deux heures d’avance toute l’année ? Ce système n’a jamais été utilisé en France, et très rarement ailleurs. Attention ! Dans ce cas, les matinées près du solstice d’hiver seraient très sombres ! (Le soleil se lèverait autour de 10 heures légales à Saumur et à 10 h 15 à Brest pendant plusieurs semaines.) Est-ce que cela serait bon pour la sécurité routière ? Probablement pas !

— Solution 2 : revenir à la situation d’avant 1976, sans changement d’heure, avec une avance modérée d’une heure. C’est la proposition prioritaire de l’ACHED, celle qui permettrait du même coup de diminuer le nombre des victimes dues aux avances de l’heure au printemps, victimes que la Sécurité routière n’évoque pas dans ses communiqués !

Octobre 2014 : demande de droit de réponse au Monde

La présidente de l'association a écrit une lettre à la directrice de publication du Monde, à la suite d'un article publié en ligne et dans lequel est formulée une critique injustifiée à l’égard du dossier de l’Association contre l’heure d’été double (ACHED). Vous pouvez consulter cette lettre (et les pièces jointes) en cliquant ici.


Octobre 2014 : la Russie va passer à l'heure d'hiver pour toujours

Comme le rapport La Voix de la Russie, la Russie va passer à l'heure d'hiver le 26 octobre... pour toujours ! En effet, explique le journal, "seulement 5 régions de la Fédération de Russie conserveront l'heure d'été, en particulier, le Kamtchatka a décidé de renoncer au passage à l’heure d’hiver.

L’heure d’été, instaurée dans le pays depuis 2011 à l'initiative du président Dmitri Medvedev, devançait l'heure astronomique d’une ou de deux heures en fonction de la région. L’annulation de passage à l'heure d'hiver était expliquée par l’objectif visant à économiser l'énergie, mais, selon les dernières données, des économies importantes n’avaient pas eu lieu."

Octobre 2014 - note d'actualité

L’ACHED se réjouit de l’attribution du prix Nobel de physique aux trois chercheurs qui ont mis au point les lampes électroluminescentes, les plus économes en énergie.

« Les chercheurs sont consacrés pour cette invention qui permet des économies d’énergie très importantes », a indiqué le jury dans un communiqué.

Elles vont permettre d’économiser beaucoup d’électricité pour l’éclairage. Aussi, espérons-le, accélérer l’abandon des « heures d’été », puisque l’économie d’une heure de fonctionnement d’une lampe LED est très inférieure à celle de fonctionnement d’une lampe incandescente, et encore plus faible que celle d’une heure d’une lampe fluocompacte. Les LBC (fluocompactes), comme les tubes néon, sont des lampes à décharge, imitant la foudre, alors que les LED (diodes électroluminescentes) imitent les vers luisants.

L’association alerte les médias au sujet des enquêtes dont la question est précédée d’une référence aux économies d’énergie attribuées à l’heure d’été. Le chapeau d’une enquête se doit d’être neutre en mentionnant par exemple un probable effet pervers à côté d’un prétendu avantage. De plus, les sondages sur l’heure d’été sont viciés par la fréquente mise en exergue des prétendues économies d’énergie et par l’occultation des préjudices et dépenses dans les secteurs de la santé, du travail et de la sécurité des personnes.

Septembre 2014 - France : Avec les nouveaux rythmes scolaires, les classes commencent à 6 h 30, heure du fuseau, 5 jours de suite

L’Association contre l’heure d’été double (ACHED) s’étonne de ce que dans les nombreuses références des médias aux nouveaux rythmes scolaires, il n’y ait pas de rappel d’un aspect essentiel. Les écoliers, du fait de l’avancement de l’heure légale de la France, vont commencer les classes à 6 h 30, heure de notre fuseau géographique pendant plusieurs mois (2 + 3 = 5 d’ici fin juin), et ce, sans la pause du mercredi, qui permettait une récupération du sommeil manquant.

Les parents sont exhortés à « coucher tôt les enfants », et sont culpabilisés, car ils sont souvent accusés de négligence à ce sujet. Mais ce n’est pas parce qu’on couche tôt un enfant qu’il va s’endormir sur le champ, à moins qu’on l’ait légèrement drogué avec un sirop ad hoc.

Les recherches du Pr Lavie, à Haïfa (Israël), ont montré qu’il y a des « heures de sommeil impossibles », même si on est fatigué. Pour des étudiants, il est avéré que cela se situe entre 19 h et 21 h, heure solaire ou proche de celle-ci, soit entre 21 h et 23 h, heure légale d’été française. Il est très probable que les plus jeunes trouvent souvent des difficultés à s’endormir pendant cette même période ou une période proche, avant l’ouverture des « portes du sommeil » décrites par le Pr Lavie. Explication : L’hormone du sommeil, la mélatonine, est bloquée par la lumière. Il faut deux heures de pénombre pour que son niveau dans le sang soit suffisant pour permettre le sommeil.

Il est fort à craindre que les nouveaux rythmes scolaires s’avèrent plus fatigants que les anciens pour les enfants tant que l’avancement record de l’heure légale française sera maintenu. Rappelons qu’une réforme antérieure, la célèbre « sept-deux » (sept semaines de classe, deux semaines de congé) était censée faire échec à la fatigue des écoliers. Si la France limitait son avancement à une seule heure, toute l’année ou au moins en période « été », la fatigue scolaire serait certainement moindre.

Aout 2014 - Message aux responsables mexicains

L'ACHED a envoyé une lettre et des documents en espagnol aux responsables en matière d'heure légale du Mexique. L'association a présenté le mauvais bilan énergétique de l'heure avancée, compte tenu des surconsommations que ce système entraine. Elle a expliqué comment les économies d'éclairage liées à l'heure d'été diminuent au fur et à mesure de la diffusion des lampes efficaces auprès des consommateurs.

Le Mexique et le Canada sont les deux pays du continent nord-américain qui ont subi la pression des changements d'heure de leur voisin, les États-Unis, et des modifications de leur calendrier. L'ACHED espère pouvoir bientôt entrer en contact avec les responsables canadiens.

Juillet 2014 - Message à tous nos sympathisants : interpelez la ministre de l'Écologie et du Développement durable

Nous vous proposons d'envoyer à Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie la même lettre que celle que les adhérents de l'association lui font parvenir. Vous pouvez y ajouter votre commentaire personnel. Cliquez ici pour accéder au document.

Juin 2014 - La Russie pourrait adopter un système d’heure légale fixe moins avancé que l’actuel

Le Parlement de Russie (la Douma) a adopté le 10 juin 2014 une disposition faisant passer le pays de manière permanente à une heure moins avancée que l’actuelle, et équivalente à l’ancienne heure d’hiver.

Depuis 1981, les Russes ont vécu avec un système « heure d’hiver/heure d’été » qui fut modifié en 2011. Cette année-là, le président Dimitri Medvedev annula les changements d’heure, en gardant l’heure d’été toute l’année. Cette situation a suscité beaucoup de critiques, en particulier de scientifiques qui estiment cet avancement excessif comme étant nuisible pour la santé.

L’Association contre l’heure d'été double (ACHED) se réjouit de ce projet très sensé, en souhaitant qu’il aboutisse, et qu’il serve d’exemple à nos dirigeants nationaux et aux responsables européens.

Juin 2014

L’ACHED juge très intéressantes les recherches récentes des scientifiques anglais qui ont constaté une fréquence plus grande de l’incidence du cancer du sein chez les patientes qui maintenaient des lumières artificielles pendant leur sommeil : cette découverte souligne à la fois l’importance du sommeil et celle de l’obscurité pendant le temps de sommeil.

L’association se réjouit de le fermeté du Pr Begaud dans son combat contre la consommation injustifiée de tranquillisants en France.

L’abus de psychotropes et les difficultés des scolaires, deux problèmes relatifs au sommeil et aggravés par l’heure d’été, figurent parmi les soucis les plus importantes de l’ACHED.

Au sujet de la dernière réforme des rythmes scolaires, la présidente vient d’adresser une demande d’entretien, accompagnée de documents, à M. Jean-Michel Fourgous, maire d’Elancourt (Yvelines), très impliqué dans ces questions.

22 mai 2014 - Élections du Parlement européen

L’ACHED avait écrit à une dizaine de partis politiques français qui présentaient des candidats aux élections européennes, en demandant s’ils voteraient favorablement à une proposition de la Commission européenne d’abolir les changements d’heure dans l’UE.

En ce 22 mai, nous avons reçu deux réponses, de la part de l’UMP et d’EELV. Ces deux partis prendraient en considération (avec la plus grande attention, dit l’UMP) les conclusions d’une nouvelle étude sur l’heure d’été, qui serait le rapport commandé par la DG MOVE.

Pour mémoire, dans l’année écoulée les présidents du « MODEM »  et de « Debout la République » se sont positionnés contre le système actuel de l’heure. Le Président de la République, M. François HOLLANDE avait exprimé par courrier son souhait de rouvrir un débat sur l’heure d’été, mais il ne l’a pas fait.

Mai 2014 - Rencontres de l'ACHED en vue de la nouvelle étude européenne

La présidente de l’ACHED a rencontré à Bruxelles le consultant à qui la Commission européenne a commandé une nouvelle étude sur les heures d’été. Elle lui a remis de nombreux documents, dont un nouveau rapport très concis, que vous pouvez consulter en cliquant ici.

L’ACHED a aussi adressé des documents à un conseiller du commissaire Kallas.

En France, suite à une sollicitation de l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), dépendant du ministère de l’Intérieur, l’association a envoyé à cet organisme diverses études concernant l’impact des changements d’heure et des heures avancées sur la sécurité routière, dont plusieurs travaux effectués par l’ACHED à la suite de l’introduction de l’heure d’été en France en 1976 et à l’extension de sa période en 1996.

Actuellement, l’ACHED se prépare à réaliser par ses propres moyens une tentative d’évaluation d’un effet évident, l’augmentation de la consommation de carburant due à la climatisation des véhicules en période « été » lors du « rush » du soir, quand il fait encore trop chaud à cause de l’heure avancée.

Les effets de l'heure d'été avancée

Consultez le tableau réalisé par l'ACHED sur les avantages prétendus et les effets pervers de l'heure avancée d'été.

La Présidente de l'ACHED écrit à la Commission européenne au sujet de la sécurité routière

La présidente de l'ACHED a écrit au commissaire Européen Siim KALLAS, vice-président de la Commission, au sujet du lien entre sécurité routière et heure avancée d’été et, plus particulièrement, pour évoquer les erreurs et partialité dans le dernier rapport d’expert sur l’heure d’été pour l’UE. Voici le contenu de cette lettre :

Monsieur le Vice-Président,

Dans la conclusion du rapport de 1999 de « Research voor Beleid », des études anglo-saxonnes furent mises en avant, alors qu’elles portaient en fait sur l’avancement de l’heure légale en période « hiver » pendant des expériences menées au Royaume-Uni et en Irlande entre 1969 et 1971, et non sur l’heure avancée d’été. D’ailleurs, l’heure en période « été » au Royaume-Uni et en Irlande est la même depuis son introduction il y a un siècle : donc, sans variation, il a été impossible de l’étudier sérieusement. L’extrapolation des résultats de l’avancement « d’hiver » n’est pas valable, puisque les journées étant longues depuis le printemps, l’avancement d’une heure n’a guère d’effet sur la circulation los du « rush » du soir. Il s’agit d’une grave erreur. J’ai l’ai dénoncé plusieurs fois, sans succès.
Des documents rédigés aux États-Unis furent également valorisés sans raison. Or l’un d’eux se référait aussi à l’heure avancée en « hiver » (Ferguson), et l’autre reconnaissait que ses données n’étaient pas rigoureuses (Meyerhof).

En revanche le consultant « Research voor Beleid » n’a pas retenu deux travaux rigoureux menés en RFA en comparant la première année d’application de l’heure avancée d’été,  avec  l’année précédente sans heure d’été. Ils signalaient une augmentation des accidents avec ce système.  Et encore, le consultant a de plus ignoré les travaux de Hicks (US) et du Canadien Coren, qui montraient eux aussi une détérioration de la sécurité routière avec l’heure d’été.

Autre erreur : un travail allemand de 1997 fut mal analysé par « Research voor Beleid ». Il s’agit d’une étude rapportant les accidents avec des victimes dans les trois jours suivant  l’avancement de l’heure au printemps : ceci pour trois semaines, l’une avant et deux après le changement d’heure (voir pièce jointe).
- Le consultant se permet d’affirmer que la fatigue due à l’heure d’été devait être au maximum le dimanche du changement d’heure, quand on note une diminution importante des accidents. Il n’a pas pris en compte la durée moindre de ce dimanche (23 heures légales), ni la grande probabilité d’un réveil plus tardif et de sorties réduites ce jour- là.
- Comme les accidents augmentent clairement dans les deux lundis après le changement d’heure (comparativement au lundi antérieur) et encore davantage pour les mardis, le consultant objecte que « les effets de l’heure d’été seraient devraient être sans importance à partir de 8 jours après le changement d’heure… des aprioris inacceptables, d’autant plus que les chiffres les contredisent.

Même partialité vis-à-vis de l’ACHED, qui a étudié la prolongation de la période « heure d’été » à partir de 1996, avec les chiffres de la Sécurité routière française, en comparant les 3 années « avant » et les 3 années « après ». Les résultats furent en défaveur de l’extension de l’heure d’été au mois d’octobre.
   
TRÈS CHOQUANT : Le consultant rapporte que  l’ACHE(D)  considère  que les études montrant une élévation du nombre des accidents de la route sont plus sérieuses que celles signalant le contraire.
- Mais il ne rend pas compte de nos explications : deux études (RFA) avaient comparé une année sans heure d’été avec l’année suivante avec heure d’été (comme il est dit plus haut), et la première étude ACHE avait comparé trois automnes avec retour à l’heure d’hiver fin septembre avec trois automnes où le retour avait eu lieu fin octobre (les trois travaux signalant des détériorations de la sécurité routière).
Ces travaux sont évidemment davantage crédibles que ceux qui compareraient des semaines « avant » le changement d’heure avec des semaines « après », quand la durée de la lumière et la météorologie sont assez différentes (en particulier si les résultats montrent une diminution des accidents, laquelle a pu être favorisée par le  climat  printanier et le rallongement des journées).
Un travail anglais récent de ce type (Alsousou) dénonce une augmentation des accidents.

Cela dit, l’ACHE ne sous-estime pas le travail belge comparant une année « avant «  et une année « après » l’adoption de l’heure d’été (De Brabander, 1979) et qui signalait une amélioration de la sécurité routière « après ». Mais, la Belgique étant moins étendue que l’Allemagne et la France (et moins accidentée dans son relief), on ne peut pas donner la même portée à cette étude qu’aux travaux allemands (l’auteur étant d’ailleurs très prudent à ce sujet).

- Presque plus grave encore, c’est quand le consultant conclut en se basant sur les études anglo-saxonnes et américaines, les  estimant meilleures, sans même expliquer le pourquoi de sa « sélection », sinon leur « sophistication » (qui les rend peu accessibles…) et en oubliant qu’au Royaume-Uni et en Irlande, seuls des avancements de l’heure d’hiver furent appliqués. 

Monsieur le Commissaire, il faudra absolument beaucoup de rigueur et d’impartialité dans le prochain rapport d’expert demandé pour l’été 2014, surtout dans ce sujet qui concerne la vie et la mort des Européens.
 Permettez-moi de vous apporter trois suggestions au sujet du rapport en question. :
- que les questions concernant les transports en tant que tels soient abordées séparément  de celles de la sécurité routière ;
- que les « loisirs » ne soient pas traités avec le tourisme, car on fait du tourisme normalement en weekend ou en vacances, et non en jour ouvrable. Rien n’empêche que les cars ou les voitures de tourisme partent plus tôt, afin de mieux utiliser la lumière du jour ;
-que les études concernant des victimes (par accident cardiaque ou de travail ou de la circulation) soient regroupées dans la conclusion du dit rapport.

Je vous remercie de votre attention et de vos diligences, en vous assurant, M. le Commissaire, de ma haute considération

Éléonore Gabarain   (Dr Ingénieur agronome, Madrid 1963)


N. B. Récemment j’ai appris que l’Argentine aurait supprimé les changements d’heure en raison des accidents entrainés. J’attends des précisions de l’ambassade de ce pays.

La Commission européenne fera une étude sur l'heure d'été en 2014

Le Commissaire Siim KALLAS a annoncé à l’Association contre l'heure d’été double la réalisation d’une étude sur l’heure d’été en 2014. La présidente de l’association a répondu en demandant d’être auditionnée et en signalant que le plus important, encore davantage que l’attention donnée aux effets pervers, serait d’établir si le système apporte réellement des avantages.

L’association prend acte de l’avis du Commissaire, pour qui « le bilan global énergétique s’avère probablement plutôt neutre ».

Voici la lettre adressée par le commissaire KALLAS à la présidente de l'ACHED :



Voici la réponse de la présidente de l'ACHED au commissaire KALLAS :

Monsieur  le Vice-Président,

Je vous remercie beaucoup de votre lettre du 16 janvier, avec la nouvelle très intéressante du lancement d’une nouvelle étude sur les effets de l’heure d’été sur le Marché intérieur.
J’espère être contactée pour ces travaux, comme je le fus pour la quasi-majorité des rapports antérieurs. Je vais présenter mes mérites sur une feuille à part, envoyée un peu plus tard.
Le plus important dans cette nouvelle étude serait d’établir s’il existe  ou non de réels avantages liés au système de changements d’heure : c’est au moins aussi nécessaire que d’aborder la question des « effets pervers » du système.

- Vous écrivez que le bilan (énergétique) global s’avère plutôt neutre.  Or, je crois vous avoir envoyé le tableau des travaux recensés par YU FOONG CHONG (pour l’Université de Cambridge), dont la majorité donne un résultat de surconsommation  d’énergie (ceci sans des bilans concernant  le trafic, où il y aurait certainement des dépenses supplémentaires). En tout cas, le bilan va être progressivement encore moins bon, au fur et à mesure de la diffusion des lampes efficaces ; car celles-ci, consommant nettement  moins à l’heure, diminuent l’effet d’économies d’éclairage des heures avancées, qui est le réduction d’une heure de fonctionnement.
Quant au prétendu effet de diminution du pic de consommation du soir, il faut réaliser que l’effet de luminosité tardive de l’heure avancée est de plus en plus tardif quand avance la saison…
- Coté transports, je n’ai jamais vu expliqué l’avantage d’avoir des changements d’heure dans un groupe de pays, plutôt que de ne pas en avoir..
- Troisième avantage prétendu : les loisirs, pour  lesquels il n’y a pas d’évaluation quantitative officielle (et qui ne sont pas de compétence européenne). L’ACHED, a fait une évaluation en termes de produit « personnes concernées x jour favorisé », lequel apparait inférieur au produit « personnes concernées x jours défavorisés » ( pour le premier produit  seuls comptent  les jours ouvrables et les personnes  qui travaillent l’après-midi).
Depuis longtemps, des « HORAIRES  DE  TRAVAIL  D’ÉTÉ » (en général avancés le matin) ont été utilisés dans différents pays (dont l’Espagne), avec de la souplesse et des adaptations régionales, sans poser de problèmes d’harmonisation aux frontières du territoire : Voici une méthode à proposer aux pays qui voudraient  disposer de soirées plus claires (apparemment) en période « été ».
En ce qui concerne les « effets pervers » sur les personnes, les travaux que je vous ai adressés sur les accidents cardiaques (JANSTZKY, Suède), du travail (BARNES, USA) et de la circulation (COREN, Canada, entre autres), sont vraiment  rigoureux et concluants.
Voue évoquez « d’autres (études ) qui contredisent ou relativisent ces effets » : pourriez-vous m’en fournir une liste ? J’ai dû constater que nos opposants confondent généralement « heure d’été » et déplacement vers l’est ou l’ouest, erreur  qui a été expliquée par plusieurs chrono-biologistes…

En vous remerciant d’avance de votre attention et des vos diligences, je vous assure, Monsieur le Vice-Président, de ma haute considération
Eléonore GABARAIN (Dr. Ingénieur agronome, Madrid 1963)



Commentaires de l’ACHED au communiqué de la Sécurité routière du 24 octobre 2013 publié à l’occasion du changement d’heure et largement repris par les médias

L’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière), dans son communiqué, affirme que « l’heure d’hiver accroit la période d’obscurité aux heures de pointe », sans préciser s’il s’agit des heures du matin ou du soir. Apparemment, il s’agirait des deux. Or le retour à l’heure d’hiver a pour conséquence que les matinées soient davantage claires et que les conducteurs soient plus reposés et moins pressés.

Curieusement, l’ONISR ne rappelle pas que les jours de la période « hiver » sont beaucoup plus courts. Pendant l’automne, ils diminuent de 3 heures et 55 minutes en région parisienne, dont 1 heure et 52 minutes entre le 21 septembre et le 21 octobre, puis de 1 heure et 28 minutes et encore de 35 minutes lors des deux fois trente jours suivants.

Les accidents de la circulation en général augmentent toujours en période de vacances. Celles de la Toussaint, les plus meurtrières, subissent sans doute cette influence. Cela dit, le retour à l’heure d’hiver peut ajouter un effet, du moins depuis qu’il a lieu fin octobre au lieu de fin septembre.

L’ACHED, dans une étude sur l’extension de la période « été » au mois d’octobre, avait évalué une influence aggravante de ce nouveau calendrier sur les accidents de la circulation, surtout en novembre.

L’association a souvent alerté ses adhérents et sympathisants sur l’effet d’augmentation des accidents dû surtout au passage à l’heure d’été, et dans une moindre mesure au passage à l’heure d’hiver.

La demande de l’ACHED depuis 1983 a été l’abandon des changements d’heure, avec maintien toute l’année d’une seule heure d’avance par rapport à celle de notre fuseau géographique. Conserver deux heures d’avance toute l’année (système jamais utilisé dans un pays de l’UE) aurait comme conséquence que les matinées seraient très sombres autour du solstice d’hiver. À défaut de la première solution proposée par l’ACHED, il faudrait reprendre l’heure de Greenwich en période « hiver » afin d’avoir une « heure d’été simple » comme la quasi-totalité des pays qui changent d’heure.

100 % Mag du 25 octobre 2013

Mme Gabarain s’est trouvée trahie par l’émission « 100 % Mag » de M6 du 25 octobre qui a coupé la deuxième partie de sa réponse à la question des économies d’énergie entrainées par l’heure avancée d’été.

En effet, il avait été demandé à notre présidente de commencer par rappeler l’estimation des économies d’éclairage souvent répétée par l’ADEME. Ensuite, M6 accepta (sur une proposition écrite), que son invitée puisse signaler, en deux lignes, comment diverses études avaient évalué des surconsommations entrainées par le système, lesquelles annulent, voire dépassent, les économies d’éclairage. Cette partie a disparu au montage final.

Notre présidente est déterminée. Elle rédigera bientôt un livre qui rendra compte des nombreuses études qui condamnent les systèmes « heure d’été ». Elle ne regardera plus 100 % Mag et déconseillera aux adhérents de prêter crédit à cette chaine.

Mme Gabarain avait fait à 74 ans, un voyage éclair, depuis la Bretagne et sans prise en charge des frais, pour un enregistrement de 5 réponses, dont seulement deux sont passées, la première étant tronquée. De plus, trois semaines avant la diffusion du reportage, une responsable de l’émission lui fit savoir qu’on souhaitait un autre représentant de l’ACHED, en raison de l’accent de la présidente ! Il y a des xénophobes qui ne se connaissent pas...

Réponse de la Direction générale pour la Mobilité et les Transports de la Commission européenne

11 septembre 2013.- Le Président de la Direction générale pour la Mobilité et les Transports de la Commission européenne a répondu (par courriel) le 4 septembre à un dossier de l’ACHED en déclarant que : "La Commission prend acte des commentaires et des informations que vous avez transmises sur diverses études consacrées à ce sujet."

Plaise à la Commission de réfléchir aux leçons de cet ensemble d’études et de prendre la décision de proposer à l’UE l’abandon des changements d’heure, à la fois couteux et nuisibles !

L’ACHED attend des réponses du Président de la Commission Transports du Parlement européen, et aussi de la part de Mme Merkel.

L’association vient d’envoyer un courrier à Monsieur Rajoy, Président du gouvernement espagnol, en lui rappelant que l’avance de l’heure en "hiver" de l’Espagne et de la France, qui dure depuis 1940, constitue une exception injustifiable.

La situation en France devient grotesque. Après que les changements d’heure ont été ancrés dans nos vies, voici que les spécialistes du sommeil proposent de modifier artificiellement la lumière du lever vers le bleu, et la lumière du coucher vers le rouge (en diffusants aux patients, par luminothérapie, de la couleur bleue le matin et de la couleur rouge le soir) !

Ne serait-il pas mieux et moins cher de nous rapprocher de l’heure naturelle, dont la France s’est tellement éloignée ? Pourquoi le fait de
se lever plus tard et se coucher plus tard constituerait-il une "mauvaise habitude" ? Et si la "mauvaise habitude" était le lever ultra-matinal, en termes d'heure solaire, d'une grande partie de la population française ?

Bravo Monsieur Bayrou… Réétudiez ce dossier, Madame Batho et Monsieur Juppé !

Début avril 2013. -- L’Association contre l’deure d’été double (ACHED) se réjouit du positionnement exprimé par Monsieur François Bayrou, ancien ministre de l’Éducation nationale, pour l’abandon des changements d’heure en défense de la santé et des activités des personnes. Espérons que cela encouragera Monsieur François Hollande à réaliser son souhait de « rouvrir sans tabous le débat sur l’heure d’été » !

En revanche, l’ACHED estime regrettables les déclarations de Monsieur Alain Juppé, pour qui on ne peut pas « s’appliquer à cette question tant qu’on a le souci du chômage ». M. Juppé peut-il ignorer que l’heure avancée française entraine des couts pour la santé et diminue l’efficacité du travail intellectuel (dont celui des écoliers) et physique, comme celui des agriculteurs martyrs du système, celui des séniors devant affronter une pénibilité accrue de leurs tâches, etc. Le rapport du député M. Gonnot, commandé précisément par M. Juppé, alors Premier ministre, expliquait bien les problèmes entrainés par l’heure avancée dans le secteur du travail.

Un gouvernement se doit de s’occuper de tous les problèmes de la nation, en particulier de ceux qui ont été causés par une erreur de ses responsables. M. Juppé a rappelé dimanche l’échec des négociations avec d’autres pays de l’UE, en 1997. La faute au ministère des Affaires étrangères, lequel avait présenté les changements comme une obligation, et cela même à l’époque où la Commission européenne niait cette obligation ! Ainsi, la France n’a pas pu contester le changement d’interprétation de la question des compétences dans la nouvelle directive de 1997.

Le dossier de l’heure d’été a évolué beaucoup en 17 ans.

Maintenant, à la suite d'un recours de l’ACHED auprès du Tribunal de Luxembourg, la France pourrait s’appuyer sur les déclarations du Conseil de l’UE et du Parlement européen, pour qui « l’heure d’été reste une option des pays membres ». Seules les dates sont obligatoires pour les Etats membres qui veulent appliquer une heure d’été.

Il y a aussi de nouvelles études sur l’augmentation des accidents (cardiaques, du travail et de la circulation) entrainée par l’heure avancée d’été, en raison de la diminution du temps de sommeil. Et des bilans énergétiques qui signalent en majorité une augmentation de la consommation énergétique en réponse à l’heure avancée.

Puis, il y a des propositions parlementaires pour revenir à l’heure d’été « simple » de l’entre-deux-guerres, c’est-à-dire TUC « hiver » et TUC+1 « été », laquelle a déjà un résultat énergétique, ce dont l’ADEME ne parle jamais.

Intéressant : en Espagne il y a des demandes pour reprendre l’heure du fuseau horaire géographique en période « hiver ». Si la France et l’Espagne diminuaient ainsi leur avancement d’une heure, cela pourrait amener les autres pays à revoir la question de l’heure avancée d’été.

Madame la ministre du Développement durable, Mme Batho, doit elle aussi s’appliquer au dossier. Elle vient de défendre des économies d’énergie auxquelles les Français ne croient plus, et elle semble ignorer l’impact sur les économies d’éclairage liées à l’heure avancée qui résulte nécessairement de la diffusion des lampes qui consomment moins d’électricité à l’heure.

Madame Batho s’est trouvée dans l’impossibilité de fournir à l’ACHED des études qu’elle évoquait dans une lettre récente, et qui feraient apparaitre l’effet des changements d’heure comme plus important que l’effet « avancement » lui-même (très mal appelé « décalage », rappelons-le). De quel avancement s’agirait-il, une heure, deux heures, ou plus encore ?

Fatigue, faim, froid : trois effets pervers de l'heure avancée

FATIGUE : Depuis le début de son action, l’ACHED a dénoncé l’effet "fatigue" de l’heure avancée, en lien avec le déficit de sommeil induit par le système « heure d’été », surtout dans sa version « double » qui est la nôtre (deux heures d’avance en période « été », un « été » de sept mois) ! Cet effet reste très important, à un moment où l’on veut retarder l’âge de la retraite; or, déjà après 60 ans, les seniors sont moins rapides et davantage fragiles, en moyenne. Ainsi l’heure avancée ne les aide point à travailler plus longtemps en bonnes conditions, bien au contraire.
Mais l’association a signalé deux autres effets pervers de l’heure avancée, la faim, davantage ressentie comme conséquence d’un déficit de sommeil, et le froid. Les difficultés budgétaires des français face au cout de l’alimentation et de l’énergie rendent particulièrement importants ces autres effets.

FAIM : Le déficit de sommeil accentue l’action de l’hormone de l’appétit et diminue l’effet de l’hormone de la satiété. De plus, l’heure avancée entraîne un certain désordre dans les repas. En particulier, c’est le petit déjeuner qui est souvent bradé, au profit des en-cas, plus coûteux.

FROID : Les matinées froides auxquelles nous sommes exposés du fait du lever « ultramatinal » qu’impose l’heure avancée (lever à 5 h 30 solaires en moyenne pour les familles) augmentent l'utilisation des chauffages, dont ceux d'appoint. Au début du printemps, le soleil se lève vers 6 heures solaires, donc 8 heures légales de notre « heure d’été ». Il s’agit d’une moyenne approximative, puisque le soleil se lève plus tôt à l’est du pays, et plus tard à l’ouest. Comme la pointe du froid a lieu une heure plus tard, c’est-à-dire vers 9 heures légales, on souffrira du froid en attendant le bus ou le train, ou pendant les trajets à bicyclette. Dans les habitations, d’après les travaux allemands, il y a une prolongation de la saison de chauffage au printemps, et une avance à l’automne.

Urgent : revoyez le documentaire Chronobiologie d'Arte

Nous vous recommandons vivement de regarder sur internet la rediffusion du documentaire Chronobiologie – L’homme et ses rythmes de Sabine Kallwitz-Geissler (50 minutes). Celui-ci sera disponible jusqu’au jeudi 20 février sur le site Arte+7 ( cliquez ici pour accéder directement au documentaire).
Le Dr Till Roenneberg, de l’université de Munich, y explique très clairement comment nos horloges internes sont réglées par l'heure solaire. Il est d'avis que nos journées de travail commencent en général top tôt, même pour les adultes. Chez les enfants et les étudiants, cela constitue une difficulté pour leur aprentissage et pourrait même gêner la maturation du cerveau. Il explique également le rôle important de la mélatonine (l'hormone du sommeil), dont la sécrétion est bloquée par la lumière. Elle est antagoniste de l'insuline, dont l'excès peut mener au diabète. Selon lui, le déficit de sommeil augmente le risque de survenue de la maladie d'Alzheimer. En France, le Pr Begaud avait déclaré que la consommation de tranquillisants augmente ce risque. Il est certain que l'on administre des benzodiazépines (tranquillisants) à des personnes qui ont des problèmes de sommeil.

Le Dr Roennenberg et ses coéquipiers ont publié une étude qui montre que le système circadien humain (notre horloge interne) ne s'adapte pas à l'heure d'été (le résumé de ce travail se trouve sur cette page, pièce no 19).
Note : le documentaire sera rediffusé sur Arte samedi 23 février à 12 h 50.

Écrivez à François Hollande !

Les membres aussi bien que les sympathisants de l'ACHED sont chaleureusement invités à écrire au président de la République, François Hollande, au sujet de l'heure d'été double. Nous vous proposons d'imprimer la lettre-type que nous avons préparée et de l'envoyer par la poste en franchise postale (les lettres destinées au président de la République postées depuis la France n'ont pas à être affranchies), en précisant que vous êtes sympathisant de l'Association contre l'heure d'été double.

Retrouvez le rapport de la présidente de l'ACHED, L'avancement record de l'heure légale française - Bilan et possibilités de réforme sur le blog officiel de l'association : www.reformonslheurelegale.fr.

L'ACHED a demandé au président François Hollande que sa présidente soit reçue par l'un de ses conseillers, à qui elle pourrait remettre directement son nouveau rapport de 32 pages, accompagné de 53 pièces jointes, dont plusieurs études de scientifiques de divers pays. Ce rapport présente aussi un nouveau travail de l'association relatif à l'impact des heures avancées sur le pic de consommation d'électricité de 19 heures. Ce travail montre que le première heure d'avance a davantage d'effet que la seconde (l'actuelle heure d'été) pour la réduction de ce pic (bien que tous les effets d'économie seront très réduits par l'utilisation massive prévisible des lampes de basse consommation.
Des résumés dudit rapport (en français et en anglais) et quelques autres documents ont été envoyés à l'ambassade d'Ukraine, dont le Parlement devra bientôt discuter la question du maintien ou non de l'heure d'été dans ce pays.

Actualités du début de la période "hiver"

À l’occasion du passage à l’heure d’hiver dans l’UE, les délégués et la présidente de l’ACHED ont été plus demandés par les médias que lors des années précédentes à la même époque. Pourtant, c’est toujours lors de l’avancement de l’heure légale au printemps que les médias s’intéressent le plus à la question, malheureusement de manière éphémère...

Deux idées percent cependant dans la presse, suite à l’insistance de notre association :

- la situation d’avancement record de la France : deux heures en période été, par rapport à l’heure de notre fuseau horaire, régime extrême que seuls l’Espagne et le Benelux utilisent aussi.

- les surconsommations de chauffage, comme effet pervers énergétique de l’heure avancée, consommations qu’il faut déduire des économies d’éclairage.

Néanmoins, les médias ont du mal à intégrer l’évidence de la diminution des économies annoncées. Quand on utilise de plus en plus des lampes modernes très efficaces, consommant jusqu’à 80% d’électricité en moins par rapport aux lampes incandescentes classiques, et ceci pour un même éclairement, l'économie réalisée pendant chaque heure de fonctionnement est fortement réduite.

Des médecins continuent à avoir la vedette dans nos médias, même s’ils ne savent pas bien ce qu’est l’heure : Ainsi ce responsable d’un centre du  sommeil, le Docteur Damien Léger, dont Le Monde du 28 octobre diffuse une étonnante affirmation : le retour à l’heure d’hiver, vu du ciel, « c’est comme si toute la population se déplaçait géographiquement vers l’ouest » !

Mais pas du tout docteur...Si cela arrivait, nous aurions vécu une journée solaire de plus de 24 heures, alors que le soleil est apparu le lendemain du changement à peu près à la même heure que la veille (quelques minutes plus tard, car nous sommes à la saison d’automne, quand les jours raccourcissent). Dans les faits, le soleil s’est levé une heure plus tôt (apparemment) le jour du retour à l’heure d’hiver, qui est seulement un changement d’heure légale, sans variation par rapport à la réalité de notre situation vis-à-vis de l’astre roi.

Heureusement, d'autres médecins conscients du problème, comme le Dr. SCHWOB et le Dr. COSTE ont eux aussi eu accès aux médias, même si on arrive à leur faire dire des choses contradictoires, par exemple sur le fait que le retour à l'heure d'hiver serait plus ou moins difficile pour l'organisme humain que le passage à l'heure d'été ou non. La réponse est "moins difficile".

La présidente de l’ACHED est passée 10 minutes en direct à la Radio nationale d’Espagne (RNE) : dans ce pays voisin, le mécontentement concernant l’heure d’été se maintient et des journalistes essayent de susciter une initiative populaire contre  le système.

En Belgique, le Service de la Sécurité routière a réalisé une étude d’après laquelle il y aurait davantage de victimes de la route après le passage à l’heure d’hiver et l’arrivée plus précoce de l’obscurité le soir. Pour l’ACHED, ceci montre bien l’effet nocif des changements d’heure auxquels il faut s'habituer. En effet, dans le Royaume Uni on a mesuré une diminution des accidents dans la saison d’automne-hiver, quand le pays a utilisé l’heure « UTC+1 fixe » pendant la période 1969-1971, à la place du système d’heure d’été « simple » de ce pays (repris par la suite).

L’un des correspondants belges de l’association a demandé au service de la sécurité routière une copie de l’étude en question, car on se demande quelles ont été les chiffres pris en comparaison à l'occasion, étant donné que le Belgique utilise le même système depuis la fin des années 70.


Octobre 2012 : l'heure d'été et ses conséquences sur le travail

Cliquez ici pour lire le communiqué d'octobre 2012 : Heure d’été : Monsieur Hollande souhaite « rouvrir le débat sans tabous ».

L’heure d’été cumule des inconvénients très graves en relation avec le travail. Fatigue et absentéisme, pénibilité accrue, conditions  défavorables le matin et en début d’après-midi, perturbations de la vie familiale des agriculteurs, effet sur les élevages de bétail, surtout quand il s’agit de la production laitière, facilités pour le travail au noir, difficultés informatiques deux fois par an pour certaines entreprises, diminution de la productivité et, comme nous l’avons vu, augmentation des accidents du travail.

1) L’heure d’été fatigue : c’est une réalité confirmée par les sondages d’opinion et les études scientifiques qui ont été présentés dans le rapport. Ceci est de nature à avoir des effets dans les métiers qui ont besoin de  travailleurs en forme.
 De plus, le jour de l’avancement de l’heure on note un absentéisme significatif dans les entreprises comportant un nombre important d’employés. Ailleurs, l’absence d’un ou de quelques employés pourra paraitre occasionnelle, sans lien évident avec l’heure avancée

2) Les conditions météorologiques défavorables dans les après-midis de la période « été » augmentent la pénibilité du travail des métiers de plein air : travail dans les champs, dans le bâtiment ou sur la voirie quand l’après-midi légal commence à midi solaire et se poursuit pendant que la température monte jusque à 16h légales environ…
 
3) Ces conditions nuisent au travail par son effet sur l’homme. La détérioration des conditions du matin (en termes d’heure légale) nuit à l’exécution des travaux, surtout agricoles, par un effet plus direct:
- moindre lumière naturelle, surtout gênante en début de la période « été, en particulier pour les travaux de plein air, dont le bâtiment, quand le soleil se lève vers 6h solaires, soit autour de 8h légales, en lien avec la longitude du lieu.
- température plus basse, puisque le minimum thermique a lieu une heure après le lever du soleil, soit vers 7h, heure solaire (9h heure légale).
- humidité plus importante au début du travail (elle dépend de la température), ce qui dérange beaucoup le travail agricole : les cultivateurs doivent attendre l’évaporation de la rosée…(PJ 32).

4) Le retard des travaux agricoles, et en conséquence leur conclusion tardive le soir, perturbe la vie familiale des agriculteurs, dont les enfants doivent diner en absence de leur père et dont les épouses sont tenues à un double service de diner le soir : or, souvent ce sont elles qui doivent se lever le plus tôt, pour préparer les enfants pour l’école et se rendre elles-mêmes à un travail hors de l’exploitation ! Les familles ne peuvent pas retenir facilement leurs ouvriers tard le soir et se limitent à assumer elles-mêmes les tâches urgentes.

5) La production laitière est perturbée par les changements d’heure :
- au printemps parce que les vaches devront subir la traite en avance par rapport à leurs processus physiologiques.
- encore davantage lors du retour à l’heure d’hiver, quand les laitières sont obligées d’attendre une heure de plus pour être libérées de leur lait ; ceci étant de nature à faire apparaitre des abcès.

6) Le travail « au noir » est évidemment favorisé par le retard apparent de la lumière du soleil vers le soir ; il s’agit d’un retard réel en termes d’heure légale.

7) Le travail des équipes de plusieurs personnes de différents pays travaillant sur un même sujet se trouve perturbé :
- par les changements d’heure, soit parce que certains pays concernés ne changent pas d’heure, soit parce qu’ils changent à des dates ou des heures différentes…voire changent d’heure dans un sens opposé, parce qu’ils se trouvent dans un hémisphère différent de la majorité.
- par les avancements d’heure en tant que tels, puisque les personnes travaillant dans des pays qui ne changent pas d’heure vont devoir décaler leurs emplois du temps pendant toute une période « été » afin de rester en accord avec les autres.

8) Si on prend en compte l’ensemble des conséquences néfastes des systèmes d’heure d’été répertoriés précédemment, il apparait évident que ces systèmes diminuent la productivité du travail, surtout le matin, d’où un effet d’affaiblissement de la croissance du pays.

Juin 2012 :  la Commission européenne s’adressera-t-elle à la Cour européenne de Justice ?

L’Association contre l’heure d’été double a reçu une lettre de la Commission européenne qui, à nouveau, attribue à la directive « concernant les dispositions relatives à l’heure d’été » (article 2 et 3), une phrase qui ne figure pas dans celle-ci : « chaque état membre doit (souligné) passer à l’heure d’été au même moment… ». Le sujet des articles 2 et 3 est « la période d’heure d’été… », et non « chaque état membre… »

La Commission rappelle « qu’une  décision finale sur l’interprétation de la législation de l’Union relève exclusivement de la Cour Européenne de Justice. »

Mais  le Parlement et le Conseil de l’UE ont déclaré au Tribunal de Luxembourg que « la directive ne fait que fixer une date et une heure commune pour le début et la fin de la période d’heure d’été ». De plus, le Conseil a  précisé que « le choix d’adhérer ou non à l’heure d’été relève de chaque état membre ».

Et puisque le Tribunal de Luxembourg, émanation de la Cour européenne, a repris cette interprétation dans son ordonnance du 14 janvier 2002, il parait clair que cela devrait être à la Commission de demander à la Cour de Justice de se prononcer… et on verrait alors qui avait raison.

L’ACHED est d’avis que la Cour devrait donner la base juridique d’une hypothétique obligation d’appliquer l’heure d’été, si jamais elle donnait raison à la Commission.

L’Association propose à ses adhérents et sympathisants d’adresser à deux grands responsables européens les lettres types à télécharger ici (à envoyer depuis la France à 77 centimes d'euro pour celle en Belgique). Au verso de chaque lettre figure des extraits des minutes du Tribunal des Communautés Européennes de Luxembourg.

Juin 2012 : réponse de Jack Lang et de François de Rugy

En réponse à l'un de nos adhérents, M. Marcel Cordier, Jack Lang écrit que "le problème des changements d'heure a retenu toute mon attention. Comme vous le soulignez justement, l'application d'un système de changements d'heure n'est pas une obligation pour chaque pays de l'Union européenne. Ce débat est tout à fait légitime et je ne manquerai pas d'interroger le gouvernement sur cette question si je suis élu député lors des prochaines élections législatives."

D'autre part, François de Rugy, candidat sur la 1re circonscription de Loire-Atlantique, a répondu sur son blogue au dossier que lui a adressé l'ACHED.

Printemps 2012

L’ACHED a reçu une réponse en date du 2 avril signée par François Hollande.

Celui-ci reconnait que « le passage à l’heure d’été suscite de vives polémiques, une partie non négligeable de la population restant fermement opposée à cette mesure […] Nombreux sont ceux, parmi nos concitoyens, qui pensent que ce changement induit d’importantes perturbations dans notre société. »

Et M. Hollande conclut avec un engagement : « Si je suis élu, je souhaite rouvrir le débat et engager une évaluation des conséquences de ce dispositif avec tous les acteurs concernés. Il faut un débat sans tabou et contradictoire sur ce sujet, toujours controversé. »

Avril 2012

Tous les membres et sympathisants de l'ACHED sont invités à écrire au président de la Commission européenne au sujet des déclarations erronées faites par une porte-parole de la Commission (voir l'article suivant).

Téléchargez une lettre à lui envoyer. Vous pouvez aussi lui écrire par courrier électronique depuis cette page internet.

Mars-avril 2012

Interviewée le 22 mars par le journal Le Soir de Bruxelles, Mme Gabarain a expliqué les déclarations du Conseil et du Parlement européens au Tribunal de Luxembourg en 2001 (suite à un recours de l’ACHED), lesquelles peuvent se résumer ainsi : « L’heure d’été reste une option des pays membres. »

Mais suite à la lecture des propos de la porte-parole du Commissaire aux transports (Le Soir en date du 23 mars), la présidente de l’ACHED a dû envoyer le message suivant au journal :

Dans le texte de Madame Helen Kearns, porte-parole du commissaire européen M. Siim Kallas, celle-ci affirme que dans les articles 2 et 3 de la directive concernant l’heure d’été, est mentionné que ‘TOUS LES ÉTATS MEMBRES’ doivent passer à l’heure d’été. Or cette phrase n’apparait pas dans la directive. Les articles cités traitent de « la période de l’heure d’été », sous-entendu pour les pays qui prennent cette option, comme l’ont écrit le Conseil et le Parlement européens.

L’ACHED a ensuite écrit au Président de la Commission européenne, M. Barroso, en lui demandant que la vérité pour les compétences européennes en matière d’heure d’été soit bien expliquée aux responsables des pays membres.

Printemps 2012

L'ACHED a adressé une lettre et des documents à chacun des principaux candidats à la présidentielle. Voici la première réponse:

UMP - Une lettre datée du 12 mars et signée par le Chef de Cabinet dont l'essentiel est
Vous avez bien voulu faire part à Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République et candidat de l'UMP pour un second mandat présidentiel, de vos remarques concernant le passage à l'heure d'été. Il a pris connaissance de votre démarche et tenait à vous faire savoir qu'il avait pris bonne note de vos observations.

9 janvier 2012

Lettre au professeur Touitou

Le 6 décembre 2011, l'ACHED a adressé la lettre suivante au professeur Touitou, restée sans réponse à ce jour.

La Présidente de l'ACHED

à Monsieur le Professeur Yvan TOUITOU
Membre de l’Académie nationale de Pharmacie
Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine
Unité de Chronobiologie, Fondation A. de Rothschild, 25 rue Manin, 75019 PARIS

Monsieur,

Dans vos déclarations récentes au Journal du Dimanche (article « Changer d’heure sans soucis », 30/10/11), vous affirmez que « changer d’heure ce n’est rien du tout, cela ne suffit pas pour désynchroniser les horloges corporelles…Prenez les gens qui partent à Londres, ils ne sont pas perturbés. Et si quelques personnes se sentent déboussolées, elles vont retrouver leur équilibre en deux jours.»

Mais l’heure légale de Londres est toujours en retard d’une heure par rapport à celle de la France, (le Royaume Uni a l’heure TUC en période « hiver » quand nous avons TUC+1, et TUC+1 en période « été » alors que nous avons TUC+2).

Ainsi, le voyage Paris-Londres correspond au changement de la fin octobre en France, celui qui, malgré quelques difficultés, constitue plutôt un soulagement pour la plupart des français.

Le changement d’heure posant réellement des problèmes est celui de fin mars, qui peut être rapproché d’un voyage de Londres à Paris en période « été ». Donc il faudrait étudier les conséquences sur les rythmes biologiques des anglais qui feraient un tel voyage pour un séjour prolongé. Mais ces voyageurs ne vont probablement pas avoir d’activités contraignantes pendant leur séjour dans notre pays : Ils viennent surtout pour des vacances (ou des réunions de travail de courte durée)… Certainement pas pour commencer des études ou des travaux durs vers 8h30 heure légale, c’est-à-dire 6h30, heure du fuseau, ou bien pour faire des travaux de plein air (par exemple la couverture des bâtiments) en plein après-midi, quand le retard de la pointe de chaleur, conséquence de l’heure légale française très avancée, est particulièrement pénible pour ce type d’activité.

Veuillez me répondre à ce sujet. Je vous informe que votre réponse – ou votre absence de réponse – sera mentionnée dans le livre que je prépare.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir mes salutations distinguées

Eléonore GABARAIN (Ingénieur-docteur en agronomie)

2 janvier 2012

L’abandon de l’heure d’été actuelle est d’autant plus nécessaire en temps de crise

Oui, contrairement à ce que certains pourraient penser, l’abandon de l’heure d’été actuelle est d’autant plus nécessaire que nous nous trouvons en temps de crise !

- D’abord parce qu’il faut éviter les dépenses supplémentaires de santé entraînées par l’heure d’été

- Ensuite parce qu’il est indispensable d’éviter de nuire à l’efficacité au travail et de ne pas accentuer la pénibilité de certaines occupations, pour ceux qui commencent très tôt, y compris écoliers et étudiants, ou pour ceux qui travaillent en plein air.

- Aussi parce que la crise énergétique exige de réaliser des véritables économies d’énergie ; Or, d’après la majorité des études mondiales sur le sujet, l’heure avancée d’été ferait plus de surconsommations énergétiques que d’économies.

- Enfin l’heure d’été pénalise les plus faibles : les personnes âgées, malades ou handicapées. Aussi, ceux qui sont dans la difficulté : les «sans domicile fixe» qu’on fait sortir très tôt des centres d’hébergement quand il fait encore nuit, les personnes incarcérées, et tous ceux qui ont faim, puisque le manque de sommeil diminue l’action de l’hormone de la satiété…

7 novembre 2011

Note d’actualité sur l’énergie et l’heure avancée d’été

Dans sa défense du système « heure d’été » présentée par l’hebdomadaire « POLITIS » en date du 4 novembre, dans l’article Faut-il vraiment changer d’heure ?, M. VIDALENC, économiste de l’ADEME, suppose que les économies d’éclairage liées à l’heure avancée d’été diminueront seulement de 100 gigawatts-heure entre 2010 et 2030 (elles passeraient de 440 à 340 Gwh), malgré que les lampes efficaces, qui seront absolument majoritaires en 2030, dépensent 20% de l’énergie que nécessitent des lampes incandescentes équivalentes.

M. VIDALENC souligne l’effet de diminution du pic de consommation d’électricité du soir. Mais il omet de dire que cet effet sera aussi diminué par l’utilisation massive des lampes efficaces. Il ne précise pas que cet effet d’écrêtement a lieu seulement pendant deux fractions de la période « heure d’été », l’une au début de la période et l’autre avant la fin de la période « heure d’été ». Car l’heure pendant laquelle on économise l’éclairage est la dernière heure de lumière solaire. Or, celle-ci se retarde le long des 3 premiers mois de la période « été », en raison de la prolongation naturelle des jours, et ensuite s’avance pendant les quatre suivants.

Supposons que le pic de consommation électrique se situe autour de 19h, comme c’est le cas en hiver, quand les familles utilisent à la fois la cuisine, l’eau chaude et éventuellement des appareils comme le lave-linge et /ou le lave-vaisselle. Si on étudie plusieurs cas de figure entre fin Mars et fin Avril, on constate que l’importance de l’effet de l’avancement d’été dépend de la durée de la pointe de consommation et de la date considérée.

En tout cas, il apparaît clairement que l’effet de la première heure d’avance (celle que nous appelons actuellement l’heure d’hiver) compte davantage que la deuxième heure d'avancement, laquelle n’a pas d’effet intéressant à partir de la fin avril, quand la lumière naturelle se prolonge jusqu’à près de 21h légales.

Octobre 2011

A l’occasion du retour à l’heure d’hiver, plusieurs médias présentent les arguments de l’ACHED face à ses opposants. Citons entre autres Sud-Ouest, Le Parisien, Le Dauphiné, Politis, Le Courrier des Yvelines...

Par contre, le JDD, « sans soucis », n’a pas mentionné le point de vue de l’ACHED dans l'un de ses articles. Il s’est bien référé à Marc SCHWOB pour lequel l’heure d’été est « une aberration », mais il a donné beaucoup d’importance à plusieurs avis qui innocentent l’heure d’été, comme ceux de Mme LECONTE-LAMBERT, et des Prs TOUITOU et REINBERG.

Alain REINBERG y affirme, d'après le journaliste, que « le changement d’heure n’a jamais tué personne, en débattre est une futilité »! Peut-être craint-il les arguments de ses contradicteurs ?

Curieusement, le Pr. REINBERG, qui assimile toujours à tort l’avancement de l’heure à un « jet-lag » (voyage transméridien), assure qu’il faut « un décalage d’au moins six heures pour qu’il y ait problème ». Si on applique ceci à l’avancement de l’heure légale « in situ », il serait donc possible d’avancer le lever des familles de 6H30 à 1h30, heure du fuseau, sans inconvénients… !

Du côté du Gouvernement, on peut regretter que Mme N. KOSCIUSKO-MORISET, ministre de l’écologie et du développement durable, ait repris courant octobre cette fois encore le même texte pour répondre à la question d’un député du Nord, M. J.-J. CANDELIER (Question écrite n°118185). Comme d’habitude, elle affirme que « le Gouvernement demeure cependant toujours très vigilant à l’évolution du dossier et particulièrement attentif aux avis qui lui sont communiqués ». Peut-être seulement les avis qui vont dans le sens de sa position ? Quand l’ACHED communique au Ministère des références d’études européennes, américaines ou autres sur les effets pervers des avancements de l’heure (dépenses énergétiques, accidents en hausse…), elle ne reçoit pas de commentaires en retour !

 

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A regarder en famille : TVfil78 a fait une émission sympathique d'un quart d'heure en direct, où notre présidente a eu le temps de s'exprimer et de convaincre.

Lien pour accéder à l'interview, avec en prime un bon clip de Thomas Dutronc, le fils de celui qui chantait « Il est cinq heures, Paris s’éveille….Je n’ai pas sommeil ! ». C’est avant l’heure d’été qu’il en avait sans doute eu l’idée !

http://www.tvfil78.com/le78/article-le78-27-10-2011.html

 

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L'association a adressé une lettre au journal La Croix, qui a faussement attribué à l'ACHED une estimation d'économies d'énergie dues au système "heure d'été". Voici son contenu :

à Madame la Directrice de la Rédaction de La Croix

Madame la Directrice,

Dans le numéro 39105 de La Croix en date des 22-23 octobre 2011, votre collaborateur Denis Sergent a signé un article intitulé «Le retour de l’heure d’hiver». Il y a présenté une estimation attribuée à l’ACHED dans les termes suivants : « Une analyse contestée par l’Association contre l’heure d’été double (ACHED) qui estime les économies entre 0,3 et 0,5% de la consommation totale d’énergie ».

Pouvez-vous me donner les sources de cette citation ?

Je crois que notre association n’a jamais donné ces chiffres. Nous nous sommes référés souvent à des études allemandes pour lesquelles le gain énergétique lié à l’heure d’été serait d’environ 0,1% de la consommation totale d’énergie. De toute façon, nous n’avons pas donné dans nos communiqués ce genre de chiffres, préférant parler de Gwh (Gigawatts/heure) ou de Tep (Tonnes équivalent pétrole) pour des économies liées à l’heure d’été et les surconsommations induites par ce système.

Si vous ne retrouvez pas l’origine de votre information, je vous demande un droit de réponse dans les colonnes de votre quotidien.

En attendant vos précisions, je vous prie de croire, Madame la Directrice, en mes sentiments les meilleurs.

Eléonore Gabarain

Juin 2011

La présidente de l'ACHED a été invitée à participer au colloque "Somnolence au volant: ouvrons les yeux!", organisé le 22 juin 2011 à Paris par l'ASFA (Association professionnelle- autoroutes et ouvrages routiers). Trente pour cent des accidents arrivant sur les autoroutes sont dus à la somnolence! Comme une députée européenne, Mme AYALA-SENDER, s'est référée aux changements d'heure, la présidente de l'ACHED en a profité pour intervenir et signaler l'étude de BARNES (USA, 2009) sur l'augmentation des accidents du travail suite aux avancements de l'heure au printemps. Aucun des chronobiologistes présents ne semblait au courant de ces importants travaux. D'ailleurs ils n'ont pas donné d'explications concernant les rythmes circadiens des personnes. La mélatonine, hormone du sommeil que notre organisme secrète seulement dans l'obscurité, n'a été évoquée à aucun moment...

Les adhérents de l'ACHED sont en train d'envoyer des lettres et des documents aux plus hauts responsables de la Lituanie (pays qui étudie la possibilité d'abandonner l'heure d'été) et de la Pologne. Ces deux pays de l'Union européenne sont frontaliers de la Russie, qui a décidé de quitter le système en février. L'association s'adressera rapidement aux autres pays baltes, ainsi qu'à la Finlande et à la Suède.

8 mai 2011

Après la Fédération de Russie dès février, l'Egypte et l'Arménie ont elles aussi annoncé ce printemps qu'elles ne reprendraient pas les changements d'heure. Ces importants évènements, et la publication récente de travaux très sérieux sur les effets pervers de l'heure avancée, ont sans doute inquiété le gouvernement français.
Sa première réaction a été de se servir de son influence pour tenter de faire cesser le débat sur les changements d'heure. Cela a été proposé par le directeur d'une association internationale de protection de l'environnement (WWF) lors d'une émission en direct de BFM TV, fin mars, face à la présidente de l'ACHED. Le directeur est évidemment proche de la ministre de l'environnement, qu'il a accompagné aux Etats-Unis (vu aux infos télévisées).
Lors de cette émission, ce monsieur est intervenu en remplacement du directeur (ou président) de l'ADEME, lequel avait refusé sa participation. A cette occasion, la présidente de l'ACHED a rappelé le mauvais bilan énergétique de l'heure d'été avec les lampes économes ainsi que la récente étude américaine sur l'augmentation des accidents du travail comme effet de l'avancement de l'heure. Cette étude a été envoyée depuis un an au ministère de l'Environnement (actuel responsable du maintien du système " heure d'été "), lequel semble vouloir ne pas la prendre en compte, comme il le fait avec les travaux sur la sécurité routière.

Note : Mme GABARAIN est aussi passée sur la chaîne M6 dans l'émission 100% MAG du 30 mars.

L'Association constate qu'il y a erreur de la part de certains chronobiologistes, dont M. REINBERG, qui confond l'heure avancée d'été avec le " jet-lag " d'un voyage transméridien (il désigne les deux effets comme des " décalages horaires"). Mais avec d'autres chronobiologistes, il y a simplement malentendu. Afin d'essayer de le dépasser, la présidente a écrit au quotidien " Midi libre " la lettre qui suit.

Monsieur le Directeur,
Il est regrettable que dans votre article du 26 mars intitulé " Heure d'été, fini le débat ", vous donniez quasi exclusivement la parole aux " pro-heure d'été " (à part une référence impersonnelle aux doléances des " anti-heure d'été "). Car c'est de la confrontation des arguments que la vérité peut se dégager. Nos documents sont faciles à trouver dans notre site " heure-ete.net ".
Or, le chronobiologiste M. Xavier BONNEFONT donne raison, peut-être sans le vouloir, aux détracteurs de l'heure avancée d'été, dont nous faisons partie, quand il dit que " les changements moléculaires fondamentaux ne sont nullement affectés par une heure gagnée ou perdue ".
Le problème est précisément là : Notre corps continue à fonctionner de la même manière, alors que nos périodes de repos-activité sont avancées d'une heure, en raison de l'avancement de l'heure légale. Ainsi le créneau de temps destiné au sommeil (22h30 - 6h30 en moyenne) commence plus tôt le soir, quand l'endormissement est plus difficile, et se termine aussi plus tôt, quand notre organisme voudrait prolonger son sommeil. La raison est que l'hormone du sommeil secrétée par notre cerveau, la mélatonine, est bloquée par la lumière. A 22h30, heure légale (soit 20h30, heure du fuseau), son niveau dans le sang est encore bas, alors qu'à 6h30 (4h30, heure du fuseau), il est encore élevé. D'où la difficulté de se réveiller.
Il est donc tout-à-fait légitime de dire que nos rythmes de vie sont contrariés par les avancements de l'heure légale ; surtout en France, où l'heure légale est en avance de deux heures par rapport à l'heure de notre fuseau géographique, celui de Greenwich, pendant la période " été ".
En matière d'heure d'été, il y a eu dans ces dernières années des publications très importantes.
- Ainsi, les travaux de l'Institut Karolinska de Stockholm ont mis en évidence une élévation du nombre des crises cardiaques dans la semaine suivant le changement de l'heure au printemps.
- L'étude de BARNES (Université du Michigan, USA) a mesuré l'élévation du nombre et de la gravité des accidents dans les mines des Etats-Unis après l'avancement de l'heure.
Il est certain que les accidents augmentent aussi dans d'autres pays et dans d'autres secteurs dangereux, dont l'agriculture, secteur où les effets pervers de l'heure avancée sont le plus durement ressentis…
- Côté énergie, une majorité des études réalisées dans les vingt dernières années (dont celle très claire de KOTCHEN et GRANT, USA, 2008), montrent un bilan énergétique négatif pour l'impact global de l'heure avancée, soit une perte en électricité, sans compter avec les dépenses - étudiées à part - pour la consommation de carburants par les véhicules.
Il faut que vous donniez à vos lecteurs de meilleures explications au sujet des heures avancées.
En vous remerciant de votre attention, je vous assure de ma considération distinguée.
E. GABARAIN Dr Ingénieur agronome

(*) Heure d'été : fini le débat - Midi Libre, le 25 mars 2011

 

Commentaires sur un tableau important du Rapport ADEME du 19/03/10

En majorité, les études retenues par le Rapport ADEME du 19 mars 2010 signalent une augmentation des consommations d'électricité en lien avec l'heure d'été.

Pour s'en rendre compte, il suffit de consulter le tableau récapitulatif de la page 60 de ce rapport, reproduit ci-après. Ce tableau mentionne quatre études signalant des surconsommations d'énergie pour l'effet global de l'heure d'été sur la consommation d'électricité : deux études empiriques (Kotchen & Grant, USA et Kellog & Wolf, Australie), et deux études par simulation (Shimodo, Japon et Rock, USA).Les travaux signalant une économie globale d'énergie sont seulement deux : une étude empirique du Mexique (Ramos & Diaz) et une étude par simulation de l'UE (Reincke & Van der Broek), auxquelles il faut ajouter le rapport ADEME.
Donc, en tout, quatre études avec surconsommation globale d'énergie électrique et trois études avec économie globale d'énergie électrique.
L'effet sur la consommation d'énergie fossile, dont les carburants pour le trafic, n'apparaît pas pris en compte dans le tableau du Rapport, mais plusieurs études ont mesuré une augmentation de ces consommations comme conséquence de l'heure avancée d'été.
Le solde énergétique négatif de l'heure d'été deviendra encore plus important quand les lampes économes seront davantage diffusées, puisqu'elles consomment beaucoup moins pour une heure de fonctionnement (80% en moins), d'où un plus faible effet d'économie d'éclairage lié à l'heure avancée.
Note : En outre, le tableau du Rapport ADEME (page 60) cite deux études sans effet réalisées en Allemagne (Fisher) et à la Nouvelle Zélande (Small). Sont aussi mentionnées deux études concernant seulement l'éclairage, Japon (Fong) et Allemagne (Bouillon); pour le Japon c'est précisé et pour l'Allemagne ceci peut être déduit du chiffre 3,9 %, puisque le montant d'environ 4% d'économie sur la consommation de l'éclairage domestique est souvent évoqué pour comme effet de l'heure d'été.
Commentaires (*) d'Eléonore Gabarain, ingénieur agronome, présidente de l'ACHED (* Ces commentaires et le tableau ont été adressés à divers responsables français et européens (dont à la Direction de l'Energie de la Commission européenne)

Copie du tableau de la page 60 du Rapport ADEME (19/3/10) Le tableau (1) suivant présente les différentes études traitant strictement de l'impact du régime de l'heure d'été sur la consommation électrique :

Auteur Pays-Région Méthode Résultats
Bouillon - 1983 Allemagne Simulation sur le bâti Réduction de la consommation de 3,9 %.
Rock - 1997 Etats-Unis Simulation sur le bâti Augmentation de 0,24 %
Ramos & Diaz - 1999 Mexique Empirique Réduction de la consommation de 0,83 %
Reincke & Van den Broek-1999 Union européenne à 15 Simulation Réduction de la consommation entre 0% et 0,5 %
Fisher - 2000 Allemagne Simulation Sans effet
Small - 2001 Nouvelle-Zélande Simulation Sans effet sur la consommation d'éclairage
Kellogg & Wolff - 2007 Australie Empirique Augmentation de la consommation
Fong - 2007 Japon Simulation Réduction de la consommation due à l'éclairage
Shimodo - 2007 Japon - Osaka Simulation Augmentation de la consommation d'électricité de 0,13 %
Kotchen & Grant Etats-Unis - Indiana Analyse empirique et simulation Augmentation de la consommation de 1 %

(1) "Daylight Saving, Electricity Demand and Emissions; Exploratory Studies from Great Britain", Yu Foong Chong (octobre 2009)

 

Nouvelles de l'association - octobre 2010 : Exposé au Conseiller à la Santé de Monsieur le Premier Ministre

La Présidente de l'ACHED a été reçue le 5 octobre 2010 à l'hôtel Matignon par le Conseiller à la Santé du Premier Ministre.
Elle lui a présenté divers documents dont plusieurs études récentes concernant la santé et l'heure d'été. Elle a mis en évidence une erreur importante de certains chronobiologistes français, qui est l'assimilation des effets dus à l'heure d'été à ceux d'un voyage trans-méridien. Les documents présentés se trouvent pour certains sur notre site internet. Il s'agit de

- Un rapport ACHED très résumé, mais complet, en 3 pages, rédigé début 2009 sous forme d'une lettre au Président OBAMA.

- Une étude de KANTERMANN et al. (dont ROENNEBERG), de mars 2008, de l'Université Louis Maximilien de Munich, étude qui montre la perturbation produite par l'heure d'été sur l'ajustement saisonnier de l'horloge circadienne humaine (horloge interne qui fait " un tour " en à peu près 24 heures et qui se recale quotidiennement grâce à la lumière du soleil).

- Un résumé d'une autre étude récente (2009), qui n'est pas citée dans le rapport à OBAMA ; il s'agit des travaux de BARNES et WAGNER (Université d'Etat du Michigan, USA), qui mettent en évidence une augmentation du nombre des accidents dans les mines aux Etats-Unis, et aussi une augmentation de leur gravité, en lien avec la diminution mesurée du temps de sommeil des travailleurs comme effet de l'heure d'été.

- Le résumé de l'étude de l'Institut Karolinska de Stockholm (Suède) par Imre JANSZKY et Rickard LJUNG. Ces chercheurs se sont basés sur les chiffres du registre suédois des infarctus aigus du myocarde recueillis dans la période 1987-2006. Ils ont trouvé que le nombre de crises cardiaques augmente significativement pendant la semaine qui suit l'avancement de l'heure au printemps ; par contre, dans la semaine suivant le reprise de l'heure d'hiver, il y a une légère diminution de ces crises (seulement significative le lundi) qui ne compense pas l'augmentation du printemps !

Deux autres documents ne figurant pas sur le site de l'ACHED ont été présentés au Conseiller :

- Le résumé des travaux menés à Moscou par KUNDZHI, AGATOVA et al. en 1983 auprès d'écoliers dont les chercheurs ont évalué l'adaptation aux changements d'heure " hiver-été " et " été-hiver ". Des mesures ont été réalisées pendant plusieurs semaines sur diverses fonctions physiologiques : température du corps, fréquence des contractions cardiaques, pression artérielle systolique et diastolique, et encore des fonctions du système nerveux parasympathique.
Les auteurs ont conclu à une " désynchronose ", puisque certains paramètres (régulation thermique et contractions cardiaques) ne changent pas lors du passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été, alors que d'autres fonctions connaissent une augmentation. Les chercheurs concluent à une diminution de la capacité du système cardiovasculaire. Ils évaluent à trois semaines le temps nécessaire à la disparition des symptômes dans le cas d'un passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été, et à neuf jours la période d'adaptation dans le cas du passage inverse.

- La présidente a aussi évoqué l'avis des spécialistes VERNEJOUL, ALBAREDE, MAROTEAU et SHAEFFER, qui ont travaillé en liaison avec le Ministère de l'Education Nationale. Dans un document de 1988 intitulé " Rythmes scolaires et santé des élèves ", ils déclarent : "On ne stigmatisera jamais assez le rôle néfaste sur les rythmes biologiques de l'enfant du changement horaire été-hiver et réciproquement qui, peut-être utile sur le plan économique, n'amène qu'une désynchronisation supplémentaire dont les effets se font sentir sur une longue période deux fois par an."

Les zones interdites de sommeil et l'erreur de certains chronobiologistes français :
La présidente a présenté au conseiller des textes de chronobiologistes européens, tels que les anglais MONK et FOLKARD (Medical Research Council) et les allemands SCHMIDT, KIESSWETT ER, KNAUTH et RUTENFRANZ (Institut für Arbeitsphysiologie de l'Université de Dortmund), textes extraits du rapport BEAUVAIS " L'heure d'été et la santé ", commandé par la Commission européenne (voir les références en bas de page). Les chercheurs de ces deux équipes ont présenté de la même manière la différence entre un voyage transméridien qui entraîne une variation des synchroniseurs naturels et sociaux à la fois, et le passage à l'heure d'été pour lequel seuls les synchroniseurs sociaux varient.
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Références
MONK Thimothy H. et Simon FOLKARD, Medical Research Council - "Adjusting to the changes to and from Daylight Saving Time" - Nature vol. 261 n° 5562 - pp 688-689 du 24 juin 1976
SCHMIDT Von-Klaus H., Ernst KIESSWETTER, Peter KNAUTH et Joseph RUTENFRANTZ - Institut für Arbeitsphysiologie (Université de Dortmund) - " Psychologische Auswirkungen bei der Summerzeitumstellung " - Z. Arbeit Wiss. n° 36 (8NF) pp 9-16 - 1982

Certains chronobiologistes assimilent voyage transméridien et heure d'été, en confondant les deux choses derrière l'expression " décalage horaire ". En réalité, celle-ci ne convient pas au cas de l'heure d'été pour lequel il faudrait dire " avancement de l'heure ". Ces chrono-biologistes ont cité des chercheurs allemands (GUNDEL et WEEMAN) en prétendant que leurs recherches sur les " décalages horaires " pouvaient s'appliquer à l'heure d'été. Cette erreur a été reprise par l'Académie de Médecine dans sa lettre à Mme Ségolène ROYAL. Pire encore, l'Académie de Pharmacie, dans un communiqué du printemps 2007 a confondu l'heure d'été avec un voyage aérien Paris-Londres, qui pour elle <<correspond à un décalage d'une heure>>. Or, lors d'un voyage Paris-Londres, il y a retard de l'heure légale (d'une heure) au lieu d'un avancement. De plus, un voyage qui n'est pas un déménagement dure quelques jours seulement au lieu de sept mois comme dans le cas de l'heure d'été.

L'ACHED a élaboré une explication des retards à l'endormissement entraînés par l'heure avancée : Le retard de la sécrétion de la mélatonine, bloquée par la lumière (retardée elle-même par l'heure avancée) situe la plupart des personnes dans la " zone interdite de sommeil " expliquée par Peretz LAVIE (Technion de Haifa, Israël). Les expériences de ce chercheur ont permis d'établir une courbe de " propension au sommeil " dans laquelle il situe
- une " zone interdite de sommeil " dans laquelle il est très difficile de parvenir à s'endormir. C'est le créneau 20h-22h, heure du fuseau, soit 22h-24h en heure d'été française ;
- un moment d'ouverture des " portes du sommeil ", vers 22h, après lequel on parvient à s'endormir.
La courbe de LAVIE est pratiquement la même que celle des niveaux de mélatonine dans le sang, obtenue plus tard par des chercheurs. Sur cette courbe, on observe précisément un point d'inflexion vers 21h, heure du fuseau (au milieu de la zone interdite de sommeil), à partir duquel le niveau de mélatonine dans le sang monte plus rapidement. On comprend ainsi que les français aient du mal à s'endormir vers 22h30, heure légale d'été, qui correspond à 20h30, heure du fuseau, au début de la " zone interdite de sommeil ". Pourtant, il faudrait pour le français moyen un endormissement vers 22h30, puisque le son réveil se situe le plus souvent autour de 6h30, heure légale, du fait des contraintes de travail.
Concernant le matin, on observe que les niveaux de mélatonine à 7h du matin, heure du fuseau, reviennent au même niveau que ceux de 21h, milieu de la zone interdite de sommeil. Par contre, 7h, heure légale d'été, veut dire, en France, 5h, heure du fuseau. A ce moment, les niveaux de mélatonine sont hauts, d'où la difficulté à se lever à 7h légales. De plus, si on le fait, l'exposition à la lumière accélère la baisse de la mélatonine dans le sang, hormone qui a un rôle très important pour notre santé.

Enfin, la Présidente a présenté les études et diagnostics des médecins et scientifiques de l'ACHED :

- Le Pr. Boris SANDLER, pédiatre, fondateur de l'association ACHE, a observé les perturbations des enfants venus en consultation après l'avancement de l'heure au printemps et a décrit ce qu'il a appelé " l'épidémie d'avril" : Ecoliers fatigués, irritables, ayant du mal à s'endormir ayant des moins bons résultats scolaires. Le Pr. SANDLER a diagnostiqué une " nouvelle fatigue " des jeunes et des adultes, conséquence de la " chronorupture " des rythmes biologiques. Il a reçu des milliers de lettres de personnes, affectées par l'heure d'été bien au delà des jours suivant le changement d'heure. Ainsi des cadres ont écrit souffrir de fatigue vers le mois de mai. Le fondateur de l'ACHE a alerté les responsables français au sujet de la situation exceptionnelle de l'heure légale de notre pays, déjà avancée d'une heure en " période hiver ", et, de ce fait, objet d'un avancement de deux heures en période " été " (par rapport à notre fuseau géographique), alors que la grande majorité des autres pays de l'Europe et du monde avancent seulement d'une heure en période " été ".

Note Dans un sondage BVA-ACHE de 1987 comportant des questions " ouvertes ", 17,5% des personnes interrogées expliquent l'une des raisons de leur opposition à l'heure d'été en déclarant " ça fatigue,on dort moins bien ".

- Le Pr. René LOUBET, ancien Chef du Service Anatomie pathologique au CHU de Limoges, a écrit à Mme Ségolène ROYAL (pour son Rapport parlementaire sur le sujet) en résumant de manière admirable le problème de l'heure d'été dans sa lettre en date du 26 mars 1990.
Le Dr. LOUBET s'inquiète de l'effet de l'heure avancée sur l'incidence du cancer de la peau. En effet pendant les après-midi de la période été, le soleil est plus haut du fait de l'avancement de l'heure, comparativement à une situation avec heure non avancée à cette période. Or, les familles sortent davantage l'après-midi que le matin, en promenade ou pour des activités diverses de loisirs de plein air.
Voici un extrait de la lettre de R. LOUBET :
<< L'allongement inconsidéré et artificiel du jour avec les veillées tardives, le lever forcément précoce puisque nécessité par les horaires du travail, le décalage constant qui existe entre l'heure légale imposée et notre horloge biologique interne, qui elle ne reconnait que l'alternance jour/nuit et des saisons, constituent un facteur de déséquilibre somatique et psychologique qui souvent n'est perçu qu'à la longue ou qui est dissimulé sous une pathologie d'apparence banale, non rapportée à une véritable cause. Fatigue, insomnies, céphalées, troubles de la vigilance et de l'attention, sans parler des conséquences bien exposées par de nombreux pédiâtres en pathologie infantile quotidienne. Ces états pathologiques, souvent " non expliqués " ou rapportés à des causes secondaires forment la longue traîne de ce changement intempestif d'horaire. Il s'en suit une consommation médicale supplémentaire, des prescriptions de tranquillisants, d'hypnotiques, de tonifiants.>>

- Le Dr Jean-Michel LECERF, endocrinologue, diabétologue et nutritionniste, attaché au CHR de Lille, décrit ainsi les conséquences de l'heure d'été observées sur ses patients (conséquences des changements d'heure et surtout de l'heure avancée d'été) :
"Le changement d'heure deux fois par an et surtout l'heure d'été sont très perturbants et sources de fatigue pendant plusieurs mois…Troubles du sommeil, troubles de la vigilance, perturbations de l'humeur et de l'état général, troubles du comportement et des rythmes alimentaires, difficultés d'équilibration du diabète, surtout chez les sujets les plus fragiles (enfants, vieillards, handicapés, diabétiques, dépressifs…)."

- Mme GABARAIN Leonor, Ingénieur-Docteur en agronomie, a étudié les effets de l'heure d'été sur les accidents de la circulation, en utilisant les chiffres officiels de la Sécurité routière française :

Pour l'année 1976, première année de l'heure d'été en France, on constate qu'il y a eu 661 tués de plus en période " été plus le mois suivant (octobre) ", comparativement à l'année 1975, sans heure d'été (à l'époque le retour à l'heure d'hiver avait lieu fin Septembre).
Par contre, les chiffres mensuels sont inférieurs en 1976 pour presque tous les mois de la période " hiver " (sauf le mois de mars), ce qui situe l'augmentation annuelle du nombre des tués à 581.
Résultats comparables pour le nombre d'accidents annuels (+4751), ainsi que pour les blessés graves (+1360) ou légers (+5414).
- Il y a réduction du nombre global des tués à partir de 1973 jusqu'à 1975, puis en 1977 et 1978. Seul 1976, et justement en été, fait ressortir une aggravation claire..

Pour l'ensemble des trois premières années d'extension de la période " été " au mois d'octobre, comparé aux trois années précédant l'extension, on observe une évolution intéressante :
Il y a diminution des accidents de toute sorte pour la plupart des mois, sauf pour les tués d'Octobre et Novembre et les blessés légers de Novembre.
Si on groupe les résultats par trimestre (Déc+Jan+Fév ; Mar+Avr+Mai ; Jun+Jul+Aou ; Sep+Oct+Nov,), les différences entre les paires de " trois mois " sont frappantes.
Ainsi, pour le nombre de tués : - 655 pour Décembre+Janvier+Février contre +11 pour Septembre+Octobre+Novembre.
Encore davantage pour les blessés légers : -10648 pour Décembre+Janvier+Février et -1080 pour Septembre+Octobre+Novembre.
En ce qui concerne les blessés graves, le schéma est semblable, bien que moins accentué : les réductions les plus faibles sont au 4ème trimestre, les plus fortes en 1er et 3ème trimestres.

Ces résultats obtenus en France rejoignent ceux des travaux de différents chercheurs au Canada (COREN) et en Europe, principalement en Allemagne (Institut national de la circulation routière et Clinique Universitaire de Heidelberg). Si une étude du Royaume-Uni a mesuré une diminution des nombres de tués et de blessés graves dans les années 1969 à 1971, c'est quand les changements d'heure furent supprimés par avancement de l'heure d'hiver ; néanmoins cette étude est curieusement souvent évoquée en faveur de l'heure d'été !
Seule une étude belge a montré une amélioration de la sécurité routière dans la première année de leur heure d'été, 1977, comparée à 1976. Mais 1976 fut une année de très beau temps, incitant aux sorties, et la Belgique est un pays de surface et population bien inférieures à celles de l'Allemagne ou de la France…

Mme GABARAIN a remis à Mme BOUTIN (1) une étude sur la corrélation entre l'avancement de l'heure et la fréquence des suicides. A partir des chiffres annuels des suicides (hommes et femmes) pour les différentes régions françaises, Mme GABARAIN constate que les chiffres les plus élevés se trouvent à l'ouest du pays. Une analyse plus détaillée montre une corrélation très claire entre fréquence du suicide et heure tardive du coucher de soleil (en termes d'heure légale) par effet conjugué de l'avancement de l'heure légale et le retard naturel de la nuit en été selon les différentes longitudes (dans le fuseau horaire, plus tard à l'ouest) et latitudes (plus tard au nord, dans l'hémisphère Nord).
(1) Pour son Rapport parlementaire (2003) - Mission parlementaire sur l'isolement

En conclusion, la présidente de l'ACHED insiste sur la nécessité de dépasser la situation créée par l'erreur de certains chronobiologistes. L'heure d'été entraîne des préjudices conséquents au niveau de la santé des personnes, de leurs finances et du budget de l'assurance maladie. Madame GABARAIN rappelle que la France détient le record mondial de la consommation de somnifères. Au niveau national, cette consommation connait un maximum à l'Ouest, là où l'avancement de l'heure légale est le plus fort (par rapport à l'heure solaire vraie). Leonor GABARAIN signale aussi une étude récente qui confirme le rôle aggravant du manque de sommeil sur l'obésité infantile, problème qui monte en France (*). Elle se réfère au dernier rapport global de l'ACHED (sous forme de lettre au Président OBAMA), où sont décrits d'autres problèmes entraînés par l'heure d'été dont certains ont un impact sur la santé . Elle cite la pénibilité accrue du travail physique et l'élévation des niveaux de photo-oxydants lors des périodes de stagnation atmosphérique en agglomération. En effet toutes les études réalisées sur cette dernière question ont confirmé ce phénomène photo-atmosphérique qui fût présenté par l'ACHE pour la première fois en 1985 (Revue de la SNPN, Société Nationale de Protection de la Nature).
* Jannis BELL (Washington University) et Frédérick ZIMMERMANN (California University)

ACHED - 19/10/2010

Actualité européenne

La dernière étude commandée par le ministère de l'Industrie français (Direction générale de l'Énergie et des Matières premières, DGEMP) concernant les économies d'énergie liées à l'heure d'été est à la fois incomplète et très partiale.

Pourtant, le dernier rapport de l'UE relatif aux changements d'heure l'a mis en bonne place. La Commission s'est basée sur elle pour signaler que les systèmes "heure d'été" permettaient d'obtenir "quelques économies d'énergie".

L'étude en question (réalisée par "Tribu Énergie"), aboutit aux chiffres suivants pour la France, dans l'année 2002 :
- Économies d'éclairage : 472 GWh, alors que depuis plusieurs années l'ADEME annonçait 1200 GWh !
Notons que ce chiffre est proche de celui obtenu en RFA par l'Institut de recherches sur l'énergie de Munich, lequel était de 576 GWh pour l'année 1980, première année d'heure d'été dans le pays.
- Économies de climatisation : 212 GWh, dans le secteur tertiaire et les établissements d'enseignement seulement, en raison des matinées plus fraîches du régime "heure d'été" (le soleil se lève plus tard en termes d'heure légale).

Le rapport augure que les économies de climatisation vont augmenter, en raison de la pénétration croissante de l'usage de la climatisation dans le secteur tertiaire.

- L'étude de Tribu Énergie ne s'inquiète pas de la vraisemblable augmentation des dépenses d'énergie pour la climatisation chez les ménages et les locaux ouvrant tard le soir, comme les restaurants et certains centres commerciaux, dues au retard de la fraicheur du soir. Il est vrai que toutes les familles n'ont pas les moyens d'installer la climatisation : mais on a noté aussi une progression de ce type d'équipements dans les dernières années, en particulier après la canicule. Quant aux familles les plus modestes, elles devront souffrir l'inconfort des soirées chaudes qui rendent plus difficile le sommeil… alors que souvent c'est dans ces milieux qu'on se lève le plus tôt !

- Pour les surconsommations de chauffage, l'étude française obtient un chiffre très bas : 14 GWh, soit moins du vingtième du montant obtenu par l'étude allemande citée plus haut, qui était de 342 GWh… (1)
Cela s'explique : l'étude française a évalué uniquement les surconsommations dans le secteur tertiaire, et cela pour le mois d'avril seulement. La modélisation allemande se référait aussi aux ménages et obtenait un surcout pour le chauffage encore plus important pour le mois de mai… Pas étonnant, puisque tous les secteurs vont avoir tendance à prolonger la saison de chauffage à cause des matinées fraiches.

Deux autres grandes erreurs de l'étude française en question :

- Avoir ignoré toutes les surconsommations d'énergie fossile liées à l'augmentation de la circulation pour les loisirs le soir (deux tiers des économies d'éclairage d'après une ét ude de l'Université libre de Bruxelles) et l'élévation des besoins de climatisation pour les voitures lors du "rush" de l'après-midi.
- Ne pas s'être donné la peine de signaler que les économies d'éclairage vont diminuer de manière très importante en raison de la pénétration progressive des lampes très efficaces, et surtout à partir du moment où toutes les lampes à filament (dont les lampes halogènes très fortes consommatrices) seront interdites, ce qui est prévu actuellement pour la France.
- Le rapport reconnait que "les économies d'énergie engendrées par l'heure d'été auront certainement tendance à s'amenuiser en ce qui concerne l'éclairage (pénétration des technologies performantes dans le logement)" ; mais il évite de rappeler simplement que les lampes économes consomment cinq fois moins que les lampes incandescentes classiques (pour un même éclairage), ce qui rendra à terme les économies liées à l'heure d'été à peu près cinq fois inférieures à celles du niveau actuel.

De son côté, l'UE se passe de rappeler que les pays du nord de l'UE ont peu besoin de climatisation en été. On ne peut pas parler d'économies de climatisation appréciables pour tous les pays. Par contre, les besoins en chauffage augmentent dans tous les pays, à part certaines régions les plus méridionales.

En résumé : le solde énergétique de l'heure d'été serait, approximativement, pour un pays européen de taille proche de celle la France ou de l'ancienne RFA :

- Si on se base sur les études allemande et belge citées, estimant que le bilan français de l'effet "heure d'été" sur la climatisation n'est pas complet :
576 GWh économisés… moins 342 GWh de chauffage supplémentaire…
moins 2/3 x 576 GWh de carburant supplémentaire…
= 576 GWh - 726 GWh, c'est-à-dire -150 GWh.

- Si on intègre le résultat français relatif à la climatisation, soit 212 GWh économisés, on aura : 212 GWh - 150 GWh = 62 GWh économisés.

- Pour le premier cas, quand les lampes économes seront les seules lampes utilisées : 576/5 moins 726 GWh = 115 - 726 GWh = -661 GWh.
- Pour le deuxième cas, dans la même perspective : 115 GWh - 726 GWh + 212 Gwh = -399 GWh.

C'est-à-dire que, si on admet le réalité des surconsommations de chauffage et de carburant supplémentaire pour le trafic, il faudrait que les économies de climatisation liées à l'heure d'été se montent à 212 + 399 GWh = 611 GWh pour que le solde énergétique de l'heure d'été cesse d'être négatif ; ou bien que les sujets ne fassent pas davantage de sorties en raison du décalage de la lumière naturelle vers le soir, ce qui éviterait des surconsommations de carburant… mais annulerait cet effet de l'heure d'été jugé positif par la Commission !
_____________
(1) Une étude anglaise (de l'Institut ADAS) a estimé à 8 % l'augmentation de la consommation d'énergie pour le chauffage causée par l'heure d'été.

(Document ACHED - avril 2008)

Actualités des médias

Plusieurs médias importants ont accordé fin mars de la place aux arguments de l'ACHED.
Les journaux " Le progrès de Bourg-en-Bresse " et " Le Parisien ", l'émission de Jacques Pradel sur Europe 1, et l'hebdomadaire " Le Journal du Dimanche " (supplément Femina) ont permis de présenter des déclarations de la présidente de l'association. Des médias de l'Est et du Sud-Est ont fait appel à nos délégués M. Cordier et M. Faucher. Sans doute dans d'autres régions différents délégués ont pu aussi s'exprimer, mais leurs échos ne nous sont pas encore parvenus. Il est difficile d'éviter que des erreurs importantes apparaissent dans les colonnes des journaux, surtout quand on donne la parole à des personnes moins bien informées. Ainsi le JDD a présenté comme suit des déclarations de Mme Karine Gavand, chargée de la campagne " Climat " de Greenpeace France : " L'heure d'été permettrait de 'réduire les dépenses en électricité'… 'Sur une année, l'économie équivaut à 4 % de la consommation nationale.' " Or, l'économie avancée par l'ADEME pour le rapport européen de juin 2000 était " 4 % de la consommation d'éclairage, soit 0,4 % de la consommation totale d'énergie en France en 1995 ". Il ne faut pas confondre les deux consommations. La consommation pour l'éclairage représente environ 10 % de la consommation nationale d'électricité.
Dans le même numéro du 30 mars 2008 du JDD, la directrice de rédaction, Constance Poniatowski conclut son " mot de début " intitulé " DÉCALAGE " en disant :
" Vous y trouverez (page 54) néanmoins une excellente raison d'avoir changé de système horaire en 1976 : nous avions toujours celui imposé par Berlin sous l'occupation pendant la Seconde Guerre mondiale. " Or, c'est le contraire qui est arrivé : le système imposé par l'Allemagne a été repris en 1976, après avoir été abandonné pendant une trentaine d'années au cours desquelles nous avions constamment une heure d'avance, sans changement hiver-été !
Autre constat : les médias ont eu peur de faire l'écho de nos reproches à l'Union européenne pour son attitude imprudente à l'égard de la vie humaine. En effet, des accidents de la circulation et des suicides, très probablement entrainés par l'heure d'été (via la fatigue pour les premiers et la surconsommation de psychotropes pour les seconds) sont le prix à payer pour les loisirs improbables et non mesurés que l'UE attribue à l'heure avancée d'été. L'UE estime que ces loisirs sont la principale justification du maintien des systèmes " heure d'été ", avant les " quelques économies d'én
ergie " obtenues.

L'ACHED répond à la Commission européenne

(Février 2008.) Fin 2007, la Commission européenne a adopté une communication conformément à l’article 5 de la directive (CE) nº 84/2000 concernant les dispositions relatives à l'heure d'été. L'ACHED considère que les conclusions de cette communication sont sans fondements. Vous pouvez consulter la communication de la Commission européenne ainsi que la réponse de l'ACHED.

L'organisme ne s'adapte pas à l'heure avancée

Selon une récente recherche (menée dans le cadre d'un projet financé par l'Union européenne) publiée dans la revue Current Biology, l'organisme s'ajuste facilement au retour à l'heure normale qui se fait à l'automne alors qu'il ne s'adapte pas au passage à l'heure avancée qui se fait au printemps. Un bon article sur cette question a été publié par le magazine québécois Psychomedia : voir l'article.

Actualités de l'association

La dernière directive communautaire concernant l'heure d'été avait prévu un nouveau rapport sur la question pour 2007. Cette directive concerne seulement les dates des changements d'heure et non l'obligation (parfois supposée à tort par certains) d'utiliser les changements d'heure (la défense du Conseil de l'UE l'avait bien montré à la suite de notre recours auprès du Tribunal du Luxembourg). Or, le gouvernement français continue à dissimuler la liberté des pays membres, en se servant de phrases ambigües : il ne veut pas abandonner l'heure d'été sans un accord préalable avec les autres pays européens. Mais ceux-ci sont moins sensibles au problème et à ses inconvénients puisqu'ils utilisent des « heures d'été simples » (une seule heure d'avance en « été » par rapport à l'heure du fuseau géographique), à l'exception de l'Espagne et du Bénélux, qui pratiquent des « heures d'été doubles » comme la France métropolitaine.
Malheureusement, le prochain rapport de la Commission doit se baser sur les dossiers des États membres, et exclura les documents des associations. Nous nous adresserons donc au gouvernement français ; néanmoins, nous allons aussi interpeler directement la Commission européenne, afin que son système rigide ne fasse pas obstacle à la prise de conscience de plusieurs évidences dans le domaine des heures légales.