Vous êtes dans la section "argumentaire" du site d'information heure-ete.net

Argumentaire
Pourquoi réduire les avancements

» Téléchargez notre plaquette au format « .pdf »

La situation de l'heure légale en France est exceptionnelle : elle cumule un avancement d'une heure en période « hivernale » et un avancement de deux heures en période « estivale », à la suite d'un changement (avancement par rapport au méridien central du fuseau horaire géographique). Ce système est rejeté par une majorité de Français.

L'ADEME - responsable du maintien de l'heure d'été - affirme le contraire… mais elle le fait sur la base d'enquêtes postales auprès des ménages, et non de sondages directs auprès des individus !

Seul un autre pays est dans la même situation que la France : l'Espagne, qui, par ailleurs, utilise des horaires d'activité/repos très particuliers. D'autres pays ont essayé des systèmes de ce type (heure d'été « double »), pour les abandonner ensuite : l'ensemble de l'URSS, les pays baltes, la Chine et, plus récemment, le Portugal. L'immense majorité utilise en « hiver » l'heure du fuseau géographique correspondant, et en « été » une seule heure d'avance. De petits avantages, ainsi que des inconvénients certains, sont liés à l'avancement de l'heure. Mais le changement, lui, n'a que des inconvénients !

La France pourrait abandonner sa deuxième heure d'avance de deux manières :
» en renonçant au changement d'heure actuel, et donc à la 2e heure d'avance, pour conserver toute l'année la même heure, qui serait malgré tout avancée d'une heure (year-round summertime en anglais) ;
» en prenant une « heure d'été simple », comme le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Portugal et d'autres pays encore… Son heure serait ainsi moins avancée, hiver comme été, tout en changeant deux fois par an.
La première solution constitue l'objet social de l'ACHED. On reviendrait ainsi à la situation d'avant 1976, en restant toute l'année à l'heure dite « d'hiver ».

La France est entièrement libre de changer son « heure d'été double » en « heure d'été simple ». De même, elle est libre d'abandonner les changements d'heure (bien que la Commission européenne ait dit le contraire entre 1996 et 2001). En effet, le Conseil de l'Union européenne a déclaré (en juillet 2001), au Tribunal de Strasbourg, que l'heure d'été « reste une option des pays membres ».

Ce que veut l'ACHED
» En premier lieu, l'abandon pur et simple des changements d'heure, et, comme solution provisoire, la réforme de l'heure d'été française, de manière à avoir une « heure d'été simple ». Ce système serait, pour les citoyens, bien moins pénible que l'actuel.
» L'ACHED serait satisfaite si la France reprenait le système GMT + 1 toute l'année — bien que beaucoup souhaiteraient l'heure GMT toute l'année, l'heure de notre fuseau géographique. Avec une « heure d'été simple » (GMT en « hiver », GMT + 1 en « été »), ils bénéficieraient (ou souffriraient) des mêmes effets de l'heure d'été que les autres pays de l'Europe. Si notre pays revenait à l'heure GMT + 1 toute l'année, il serait, en « été », dans une situation analogue à celles des régimes « heure d'été » normaux. (En aucun cas la France ne devrait adopter l'heure GMT + 2 toute l'année. D'ailleurs, il n'y a pas de majorité dans l'opinion en faveur de cette solution extrême qu'aucun pays n'utilise.)

En résumé :
L'ACHED demande expressément au gouvernement français de réduire tout de suite l'avancement exceptionnel de l'heure légale du pays, en adoptant de préférence l'heure fixe GMT + 1. Cependant, dans la mesure où les responsables refuseraient d'abandonner les changements d'heure avant les autres partenaires européens, il serait nécessaire d'adopter rapidement l'heure d'été « simple », c'est-à-dire GMT en « hiver » et GMT + 1 en « été », comme solution d'attente. Ce système constituerait une réelle amélioration par rapport à la situation actuelle. Son introduction ne pourrait que faciliter un examen objectif du problème des heures d'été dans l'ensemble de l'UE.
Une seule heure d'avance en « été » est largement suffisante. Du point de vue des loisirs, un avancement d'une heure pendant toute l'année serait préférable à un avancement limité à la période « estivale ».
La meilleure solution pour toute l'Europe serait d'abandonner les changements d'heure — ce qui n'empêcherait pas les pays qui le voudraient d'avancer leur heure de manière permanente, hiver comme été (heures fixes avancées), à l'exemple de la France d'avant 1976. Les changements d'heure sont impossibles à harmoniser à l'échelle mondiale, car le printemps de l'hémisphère Nord coïncide avec l'automne de l'hémisphère Sud.


BILAN DE L'HEURE D'ÉTÉ PAR SECTEURS

Météorologie. Avec l'avancement de l'heure, les prévisions météo sont plus difficiles… donc moins fiables.

L'heure avancée modifie notre rapport à l'environnement : les matinées sont plus obscures, plus froides et plus brumeuses, les débuts d'après-midis trop chauds, les soirées plus claires et chaudes; L'équilibre de notre repos et de nos activités vis-à-vis de l'environnement est rompu dans la mesure où l'avancement de l'heure déplace les horaires traditionnels qui étaient naturellement établis et à peu près optimaux.

Environnement. Les pics d'ozone et d'autres photooxydants sont plus élevés avec l'heure d'été. On dépense souvent plus d'eau pour arroser.

Les pics d'ozone sont dus à la circulation et à l'activité industrielle qui commencent plus tôt : les polluants réagissent plus longtemps sous la lumière du soleil pour former des photooxydants. Compte tenu des alertes fréquentes à la pollution atmosphérique en situation de canicule, la réduction de l'avancement exceptionnel de l'heure française devient une priorité indiscutable. La chaleur est plus forte tout l'après-midi, l'évaporation plus importante… ce qui explique pourquoi on dépense souvent plus d'eau pour arroser, si on le fait pendant la journée de travail normale.

Énergie. On économise un peu d'énergie d'éclairage le soir… mais il y a des surconsommations du même ordre de grandeur : le matin pour le chauffage et le soir pour le trafic.

De plus, au fur et à mesure de la diffusion des lampes économes (fluocompactes), les économies liées à l'heure d'été diminuent, puisque ces lampes consomment moins d'électricité à l'heure (pour un éclairage identique). En France, les consommations d'énergie ont dérapé.

Loisirs et tourisme. Pendant les vacances, les jours de congé et les weekends, où l'emploi du temps est libre, l'heure d'été n'augmente pas le temps de lumière disponible pour les loisirs de plein air — au contraire.

La fermeture précoce des lieux de loisir et les éventuelles dettes de sommeil diminuent ce temps, surtout dans le cas d'une « heure d'été double » !

Et encore

LE SOMMEIL - c'est le grand perdant de l'heure avancée. Les familles savent que le soir il sera plus difficile de s'endormir; La mélatonine, hormone naturelle du sommeil est sécrétée pendant l'obscurité. Il faut 2 h de lumière atténuée pour que la mélatonine atteigne le niveau nécessaire pour déclencher le sommeil dans l'organisme.

LE TRAVAIL - physique et intellectuel, est très perturbé par l'heure avancée : les élèves sont fatigués, moins attentifs en classe. Des adultes aussi, surtout s'ils prennent des somnifères pour retrouver le sommeil. Les travailleurs du matin et en plein air sont les plus pénalisés. Les secteurs de l'agriculture, du bâtiment, de l'hôtellerie et de la restauration souhaitent le retour au système GMT + 1 toute l'année.

LES TRANSPORTS ET LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE - le changement d'heure est là aussi très néfaste, car il entraine une augmentation de la fatigue et une détérioration des conditions atmosphériques le matin aux heures de grande circulation. En France, il y eut une augmentation importante du nombre des tués en été 76 (première année de l'heure d'été) : 661 tués de plus qu'en été 75. En Allemagne, plusieurs études ont montré une augmentation du nombre d'accidents liée à l'heure d'été.


Document réalisé en 2000 sur la base des chiffres officiels de la Sécurité routière

» Téléchargez notre plaquette au format « .pdf »

 

 
Les Français majoritairement opposés au système actuel

Plusieurs sondages ont été réalisés par des instituts spécialisés pour l'ACHED. Leurs conclusions sont claires : une majorité de Français rejettent le système actuel.

En 1999, dans l'enquête du Crédoc « Conditions de vie et aspirations des Français », 31,9 % des sondés sont favorables au maintien du système actuel, contre 45,1 % qui y sont défavorables (23 % étaient « indifférents »).

Un sondage BVA-ACHED de janvier 2000, 46 % souhaiteraient « Maintenir l'heure d'été toute l'année, c'est-à-dire 2 heures d'avance par rapport à l'heure solaire moyenne de la France, soit GMT + 2 », alors que 45 % veulent « Maintenir l'heure d'hiver toute l'année, c'est-à-dire 1 heure d'avance par rapport à l'heure solaire moyenne de la France, soit GMT + 1 » (9 % ne savent pas ou n'ont pas d'opinion).

En 2002, une enquête du Crédoc montre que 33,8 % sont favorables au maintien de l'heure d'été, contre 38,8 % qui y sont défavorables (27,4 % sont indifférents).

Dans un rapport d'information publique, le Sénat reconnait les « avantages contestables » et « inconvénients mesurables » de l'heure d'été. À consulter sur le site du Sénat, ici.