
Association contre l'heure d'été double, pour la
réduction des avancements de l'heure légale
Communiqué
de presse - octobre 2012
Heure d’été : Monsieur Hollande souhaite
« rouvrir le débat sans tabous »
Lors de sa campagne électorale,
le nouveau président de la République a répondu
à une lettre de l’Association Contre l’Heure
d’Eté Double en déclarant souhaiter rouvrir un
débat « sans tabous » sur l’heure
d’été, avec tous les partenaires concernés.
L’ACHED apprécie la sagesse de ce souhait. En effet,
quatre rapports parlementaires ont proposé la réforme du
système actuel, qui entraine un avancement record de
l’heure légale française en période «
été », c’est à dire deux heures
d’avance par rapport à l’heure de notre fuseau
géographique. Cette avance exagérée
n’améliore pas notre relation au soleil, à sa
lumière et à sa chaleur, mais bien au contraire.
L’abandon du système actuel permettrait de
réduire le nombre des accidents de personne et le
cout des dépenses de santé, en particulier par les
diminutions de la consommation de somnifères, de
l’obésité et de l’incidence des cancers de la
peau. Les conditions du travail en général seraient
améliorées, ainsi que la productivité de la demie
journée du matin, qui de surcroit conforterait la croissance.
Les rythmes scolaires deviendraient moins difficiles à
aménager, puisque les écoliers et collégiens
dormiraient mieux chaque jour si l’heure légale
était moins avancée.
Il est particulièrement intéressant que le
président Hollande ait évoqué des «
tabous » en la matière. Ainsi, la « légende
des économies d’énergie », encore vivace mais
démentie par la majorité des études de divers
spécialistes dans le monde. Dans ce secteur, l’ACHED
signale depuis 1989 l’évidence d’une diminution
drastique des économies d’éclairage, en raison de
la généralisation des lampes consommant 5 fois moins
d’énergie à l’heure. Alors que depuis
longtemps les surconsommations d’énergie (chauffage,
trafic et autres) sont apparues au moins équivalentes aux
économies d’éclairage.
L’ACHED est d’avis que la France devrait rapidement
interroger la Cour de Justice de l’Union Européenne au
sujet des compétences en matière d’heure
d’été. En effet, la Commission reste en
désaccord avec le Conseil et le Parlement européens sur
la lecture de la directive concernée et sur sa signification. Ce
fut la Commission qui empêcha la réforme de l’heure
légale souhaitée par M. Alain Juppé en 1996.
Ce printemps, Monsieur François Hollande a dit « le
changement, c’est maintenant ! ». Il faut que cela
s’applique sans tarder à la réforme de
l’heure légale.
Contact presse
Éléonore
GABARAIN, présidente de l'association
14, avenue de St-Germain
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